Frise chronologique
XIe et XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe et XIIe siècles (≈ 1250)
Édifice roman originel construit.
XIVe siècle
Fortification de l'abside
Fortification de l'abside
XIVe siècle (≈ 1450)
Surélévation pour usage défensif.
21 mars 1983
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 mars 1983 (≈ 1983)
Protection officielle de la *Tour de Cours*.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour de Cours (cad. A 1187) : inscription par arrêté du 21 mars 1983
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Valentin de Corts, aussi appelée Tour de Corts, est une église romane en ruine située à Taurinya, dans les Pyrénées-Orientales. Construite aux XIe et XIIe siècles, elle était l'ancienne église paroissiale du village disparu de Corts. Son abside fut surélevée au XIVe siècle pour en faire une structure défensive, lui donnant l'apparence d'une tour. Cette fortification permettait de surveiller la vallée de Codalet et ses alentours, avec des vues sur plusieurs châteaux et tours voisins comme Ria, Llobols ou Molitg.
L'édifice se compose d'une nef unique voûtée en berceau brisé, terminée par une abside semi-circulaire couverte d'un cul-de-four. La nef, construite en pierres calcaires ou schisteuses sans appareil régulier, contraste avec l'abside en granite ou gneiss taillé. Une porte romane, située au sud, donne accès à l'intérieur. La voûte était percée d'un passage menant à un étage supérieur aujourd'hui disparu. La tour repose sur une plateforme aménagée avec des murs talutés, renforçant son caractère défensif.
L'église a été inscrite aux monuments historiques en 1983, sous le nom de Tour de Cours. Bien que fermée au public et en ruine, elle témoigne de l'architecture romane adaptée à des besoins militaires. Son histoire est documentée dans des ouvrages comme Églises romanes oubliées du Roussillon (Géraldine Mallet, 2003) et des bases patrimoniales comme Mérimée. Son double usage, religieux et défensif, illustre les adaptations des édifices médiévaux en période d'insécurité.