Église Saint-Valérien de Chitry dans l'Yonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Eglise fortifiée

Église Saint-Valérien de Chitry

  • 6 Grande Rue
  • 89530 Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
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Église Saint-Valérien de Chitry
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Église Saint-Valérien de Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
Église Saint-Valérien de Chitry
Crédit photo : Leseb - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
700
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Fin du VIe siècle
Fondation initiale
XIIIe siècle
Construction de la nef
XIVe siècle
Fortification de l'église
1650
Accident mortel
1905
Classement historique
1914
Fêlure de Valérienne
1941
Incendie du clocher
1951
Restauration du clocher
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par arrêté du 30 décembre 1905

Personnages clés

Saint Valérien Évêque d’Auxerre à qui l’église est dédiée.
Saint Aunaire Évêque d’Auxerre qui a élevé l’église au rang des églises principales.

Origine et histoire de l'Église Saint-Valérien

L’église Saint-Valérien de Chitry, dans l’Yonne, est dédiée à saint Valérien, troisième évêque d’Auxerre, et dépend de l’archidiocèse de Sens-Auxerre. Dès la fin du VIe siècle, une église importante sous ce vocable existait dans le diocèse d’Auxerre ; l’évêque Saint Aunaire l’a élevée au rang des églises principales et y fit instituer des prières publiques le premier jour de chaque mois, et il est probable qu’il s’agissait de celle de Chitry. L’ancienneté du bâtiment et la présence de reliques importantes témoignent du rôle ancien du lieu. L’église fut fortifiée, ce qui a donné à la commune le suffixe « le Fort ». La longue nef étroite remonte au XIIIe siècle ; au siècle suivant, un bas-côté a été ajouté à droite du chœur et l’édifice a été renforcé par quatre tours, précédées d’un fossé profond. La tour qui couvre le chevet est remarquable : sorte de donjon circulaire coiffé d’un étage en saillie, supporté par des mâchicoulis en bois reposant sur des corbeaux en pierre. Deux tours demeurent bien conservées, le donjon et une tour au pied carré légèrement inclinée ; la « tour aux Chats » a été abaissée au niveau des gouttières et la quatrième tour a été démolie depuis longtemps. La tour carrée du clocher s’élève au-dessus du portail. En 1650, un enfant trouva la mort à la suite de la chute d’un battant de cloche. Longtemps, l’ensemble campanaire comprit deux cloches principales, la grosse « Valérienne » et une plus petite nommée « Jeanne », auxquelles furent ajoutées en 1914 trois petites cloches surnommées Ding-Dong ou « les dindons ». Cette même année, Valérienne se fendit ; elle fut refondue en 1937 et pèse 1 500 kg. Lors d’un orage le 11 juillet 1941, la foudre frappa le clocher et provoqua un incendie qui détruisit complètement la toiture ; Jeanne et deux des petites cloches se fendirent alors. En 1951, on posa une charpente prévue pour deux cloches, mais on n’y remit que la grosse cloche intacte ; la petite fut refondue en 1968, pesant 614 kg, et réinstallée aux côtés de Valérienne la même année, moment où la sonnerie fut électrifiée. L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1905. En 1911, l’église conservait une arche en bois, bahut bas et long fermé par une serrure à trois clés et renforcé de pentures en fer forgé ; ce type de coffre, dont chaque clé était détenue par une autorité légitime parmi lesquelles se trouvait le curé, gardait depuis le Moyen Âge les titres de la communauté et de la paroisse. L’arche de Chitry contenait une collection exceptionnelle de documents remontant au milieu du XIVe siècle, notamment des pièces relatives à la fortification de l’église par les habitants au cours de la première phase de la guerre de Cent Ans.

Liens externes