Construction initiale 1008-1028 (≈ 1018)
Édification de l'église par Bernier, abbé de Saint-Philibert.
Fin du XIe siècle
Achèvement roman
Achèvement roman Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Fin de la construction de la façade et du portail roman.
XIIe siècle
Ajouts architecturaux
Ajouts architecturaux XIIe siècle (≈ 1250)
Période de construction et d'embellissement de l'église.
1927
Inscription historique
Inscription historique 1927 (≈ 1927)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Valérien (ancienne) : inscription par arrêté du 28 février 1927
Personnages clés
Bernier
Abbé de Saint-Philibert, constructeur de l'église.
Saint Valérien
Martyr de Tournus à qui l'église est consacrée.
Origine et histoire de l'Église Saint-Valérien
L'église Saint‑Valérien est une église romane désaffectée située dans la commune de Tournus, en Saône‑et‑Loire, en Bourgogne‑Franche‑Comté. Elle se trouve à une centaine de mètres au sud‑est de l'abbaye Saint‑Philibert, dans la rue Alexis Bessard, au centre de Tournus. Consacrée à saint Valérien, martyr de Tournus, elle fut construite de 1008 à 1028 par Bernier, abbé de Saint‑Philibert, qui entreprit par ailleurs la reconstruction de l'abbaye après l'incendie de 1006. À l'origine, elle desservait la population locale en tant qu'église paroissiale. La base Mérimée date l'édifice de la fin du XIe et du XIIe siècle. L'église est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 28 février 1927. Au XXe siècle, elle abrita un cinéma de 1913 aux années 1950, puis fut louée à un antiquaire.
La façade occidentale, soutenue par deux contreforts latéraux courts mais puissants, affiche une polychromie due à l'association de pierre blanche et de grès ferrugineux. Le portail roman, logé sous un avant‑corps (protiro), comporte une porte en bois massif ornée de pentures et s'appuie sur des pilastres cannelés et des colonnes aux chapiteaux sculptés de motifs floraux stylisés. Les piédroits, pilastres et colonnes sont en grès ferrugineux ; l'arc cintré au‑dessus du portail présente une alternance de claveaux blancs et bruns, interrompue par une clé d'arc en pierre grise. L'avant‑corps, couvert de lauzes, est coiffé d'un triplet de baies dont les deux fenêtres latérales, très fines, sont surmontées chacune d'un arc monolithe. La façade nord, fortement dégradée, conserve des vestiges d'arcatures romanes.
L'intérieur contraste avec l'extérieur roman par un style gothique épuré : murs et voûte enduits de blanc mettent en valeur les parties en pierre de taille restées apparentes, comme les pilastres, les arcs doubleaux ogivaux et les arcs de décharge latéraux en plein cintre. Le chevet plat porte le blason de la ville de Tournus ; à gauche se trouve un cul‑de‑lampe historié représentant un ange portant un blason. Le mur latéral gauche présente une baie aveugle surmontée d'un arc en accolade orné de fleurons, sous lequel est figuré un petit blason orné d'un calice.