Frise chronologique
845
Don royal à l'abbaye Saint-Maur
Don royal à l'abbaye Saint-Maur
845 (≈ 845)
Charles II le Chauve cède l'église.
XIe siècle
Transformations romanes
Transformations romanes
XIe siècle (≈ 1150)
Arcade et modifications du clocher.
XIIe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle
XIIe siècle (≈ 1250)
Transept et chœur voûtés d’ogives.
1300
Consécration du maître-autel
Consécration du maître-autel
1300 (≈ 1300)
Par l’évêque Guillaume Le Maire.
fin XVe siècle
Modification de la façade
Modification de la façade
fin XVe siècle (≈ 1595)
Fenêtre gothique et porche ajoutés.
1772
Restauration majeure
Restauration majeure
1772 (≈ 1772)
Travaux pour 4 750 livres.
1862
Classement monument historique
Classement monument historique
1862 (≈ 1862)
Protection de l’édifice.
1905 et 1913
Classement partiel
Classement partiel
1905 et 1913 (≈ 1913)
Clocher et abside protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Vétérin : classement par liste de 1862
Personnages clés
| Charles II le Chauve - Roi des Francs |
Donateur de l’église en 845. |
| Guillaume Le Maire - Évêque d’Angers |
Consacre le maître-autel en 1300. |
| Mathurin Bluet - Entrepreneur royal |
Expertise des dégradations en 1770. |
| Michel Prieur du Parray - Géomètre |
Établit le devis de 1772. |
| Charles Joly-Leterme - Responsable des travaux |
Restaurations en 1850. |
| Célestin Port - Historien |
Étudie les origines gallo-romaines. |
Origine et histoire
L’église Saint-Vétérin de Gennes, située dans le département de Maine-et-Loire, trouve ses origines au IXe siècle, époque où elle appartenait au domaine royal. En 845, Charles II le Chauve en fit don à l’abbaye Saint-Maur de Glanfeuil. À l’origine, elle abritait les reliques de saint Vétérin, dont le corps fut déplacé à Tournus puis détruit lors des guerres de Religion. La partie la plus ancienne, située à la base du clocher, pourrait dater du Xe siècle ou de l’époque carolingienne, selon les interprétations des historiens.
Au XIe siècle, l’édifice subit des transformations majeures, notamment l’ajout d’une arcade en plein cintre reliant la nef au clocher. Le XIIe siècle marqua une reconstruction partielle : le chevet fut remplacé par un transept et un chœur à abside, flanqué d’absidioles. L’introduction des voûtes d’ogives en Anjou entraîna des modifications pour améliorer l’éclairage, avec des clefs de voûte ornées de motifs variés (fleurs, masques humains).
En 1300, l’évêque d’Angers Guillaume Le Maire consacra un maître-autel. La façade occidentale fut remaniée à la fin du XVe siècle avec l’ajout d’une fenêtre gothique et d’un porche en charpente. Au XVIIIe siècle, face à un état de ruine avancé, des travaux de restauration furent menés en 1772 pour 4 750 livres. Des consolidations supplémentaires eurent lieu aux XIXe siècle, notamment en 1850 et 1868, avant son classement comme monument historique en 1862.
L’église illustre ainsi une évolution architecturale continue, mêlant héritages carolingiens, romans et gothiques. Son clocher et son abside, protégés dès 1905 et 1913, témoignent de son importance patrimoniale. Les sources archéologiques et historiques, comme les travaux de René Planchenault ou Célestin Port, soulignent sa complexité constructive et son rôle dans l’histoire religieuse locale.