Reconstruction romane XIIe siècle (≈ 1250)
Réédification de l'église avec chœur, abside et chapelle latérale nord.
XIIIe siècle
Création de la châsse
Création de la châsse XIIIe siècle (≈ 1350)
Réalisation de la châsse en émail de Limoges, classée monument historique.
XVIIe siècle
Changement de vocable
Changement de vocable XVIIe siècle (≈ 1750)
L'église prend le nom de Saint-Viance.
1891
Classement de la châsse
Classement de la châsse 1891 (≈ 1891)
La châsse en émail de Limoges est classée monument historique.
1972
Protection partielle
Protection partielle 1972 (≈ 1972)
L'abside et le chœur sont inscrits aux monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Abside et choeur (cad. AC 12) : inscription par arrêté du 15 mars 1972
Personnages clés
Saint Viance
Saint patron ayant donné son nom à l'église et à la commune.
Famille de Lasteyrie
Famille noble ayant probablement commandité la châsse au XIIIe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Viance
L'église Saint-Viance, de style roman et datée du XIIe siècle, se situe à Saint-Viance (Corrèze). De l'édifice primitif, attribué à l'époque de saint Viance, il ne subsiste rien ; ses reliques y furent déposées à sa mort. Au XIe siècle, l'église passa entre des mains laïques, puis fut donnée par les seigneurs possesseurs à l'abbaye d'Uzerche. Réédifiée au XIIe siècle, elle conserve dans son chœur et son abside les dispositions romanes d'origine, visibles à l'intérieur comme à l'extérieur. La chapelle latérale nord, également du XIIe siècle, est intacte ; on note un chapiteau nord historié et un portail nord du XVIIIe siècle. L'édifice est partiellement inscrit au titre des monuments historiques depuis le 15 mars 1972 pour son abside et son chœur. Il abrite une châsse en émail de Limoges du XIIIe siècle, classée au titre des monuments historiques depuis le 25 juin 1891 et restaurée en 1930 et 1983. Cette châsse, volée lors de la vente des biens de l'Église, a été retrouvée et a beaucoup voyagé, étant notamment exposée aux États-Unis comme exemple majeur de l'émail de Limoges. C'est l'une des plus grandes châsses du Limousin, avec celles d'Ambazac et de Chamberet ; les armes de la famille de Lasteyrie figurant sur l'écu d'un soldat laissent supposer qu'elle fut vraisemblablement commanditée par un seigneur de Lasteyrie au XIIIe siècle. Sous les Mérovingiens, l'église était placée sous le vocable de Sainte-Souveraine, la Vierge Marie. Le porche, le coq du clocher et la châsse — présentée sous plusieurs faces — comptent parmi les éléments remarquables du lieu.