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Frise chronologique
VIe siècle
Vie de saint Viâtre
Vie de saint Viâtre
VIe siècle (≈ 650)
Ermite ayant vécu et mort sur place.
VIIIe siècle
Première église édifiée
Première église édifiée
VIIIe siècle (≈ 850)
Construction sur le tombeau de saint Viâtre.
XIe siècle (?)
Crypte primitive
Crypte primitive
XIe siècle (?) (≈ 1150)
Couloir voûté annulaire autour d’un pilier.
XIIIe siècle
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
XIIIe siècle (≈ 1350)
Nef, abside et clocher-porche édifiés.
Fin XIIIe - début XIVe siècle
Clocher-porche
Clocher-porche
Fin XIIIe - début XIVe siècle (≈ 1425)
Arcades en arc brisé sur trois côtés.
1490-1530
Chapelles seigneuriales
Chapelles seigneuriales
1490-1530 (≈ 1510)
Ajouts couverts de voûtes à liernes.
XIXe siècle
Restauration du chœur
Restauration du chœur
XIXe siècle (≈ 1865)
Couverture d’ogives ajoutée.
2006
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2006 (≈ 2006)
Inscription par arrêté du 22 septembre.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. G 58) : inscription par arrêté du 22 septembre 2006
Personnages clés
| Saint Viâtre (ou Viator) - Anachorète et ermite |
Vécut au VIe siècle, donna son nom à l’église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Viâtre, située à Saint-Viâtre dans le département de Loir-et-Cher (région Centre-Val de Loire), trouve ses origines au VIIIe siècle avec l’édification d’un premier lieu de culte sur le tombeau de l’anachorète Saint Viâtre. Ce saint, ayant vécu et mourut au VIe siècle en ce lieu, donna son nom à la commune et à l’église. La crypte actuelle, probablement du XIe siècle, conserve un couloir voûté annulaire autour d’un pilier central, lié au culte de l’ermite Viator. Elle témoigne de la dévotion locale et des premières fondations religieuses du site.
L’église actuelle, reconstruite principalement aux XIIIe et XVIe siècles, présente une nef lambrissée, des vitraux Renaissance et un polyptyque du début du XVIe siècle attribué à l’école flamande, illustrant la Passion du Christ et la vie de saint Viâtre. Son clocher, surmonté d’une flèche octogonale tordue — dite clocher tors —, est un élément architectural remarquable, tandis que deux chapelles seigneuriales ajoutées au XVIe siècle reflètent l’influence des élites locales (seigneurs, officiers royaux) qui financèrent ces extensions entre 1490 et 1530. Ces ajouts, couverts de voûtes à liernes et tiercerons, marquent une période de prospérité pour la région.
Classée monument historique en 2006, l’église conserve également des traces de transformations ultérieures, comme la couverture d’ogives du chœur au XIXe siècle. Son clocher-porche, datant de la fin du XIIIe ou du début du XIVe siècle, s’ouvre sur trois côtés par des arcades en arc brisé. L’édifice illustre ainsi près d’un millénaire d’histoire religieuse et architecturale, depuis ses origines mérovingiennes jusqu’à ses enrichissements Renaissance, en passant par son rôle central dans la paroisse et le diocèse de Blois.