Église Saint-Vigor d'Asnières-en-Bessin dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique

Église Saint-Vigor d'Asnières-en-Bessin

  • L'Église
  • 14710 Asnières-en-Bessin
Église Saint-Vigor dAsnières-en-Bessin
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Église Saint-Vigor dAsnières-en-Bessin
Église Saint-Vigor dAsnières-en-Bessin
Crédit photo : Ikmo-ned - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction de la nef
XIIIe siècle
Surélévation du chœur
1638
Réédification de la chapelle sud
1945
Destruction et restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : classement par liste de 1840

Personnages clés

Saint Vigor Évêque de Bayeux sous le vocable duquel l'église est placée.
Jean de Breuilly Patron de la plus importante portion de la cure vers 1350.
Guillaume du Fournet Patron de la plus petite portion de la cure vers 1350.
Louis Le Patouf Sieur de la Cavée, réédifia la chapelle sud en 1638.
Paul Colas Architecte en chef des Monuments historiques responsable de la restauration après 1945.
Paul Leroy Architecte des Monuments historiques du Calvados ayant participé à la restauration après 1945.
Augustin de Baudre Seigneur et patron d'Asnières, mort en 1782, dont les armoiries figurent sur une litre funéraire.

Origine et histoire de l'Église Saint-Vigor

L'église Saint-Vigor d'Asnières-en-Bessin, située dans le Calvados en Normandie, est un édifice catholique de fondation romane classé au titre des monuments historiques (liste de 1840). Elle est placée sous le vocable de saint Vigor, évêque de Bayeux. Selon le pouillé du diocèse de Bayeux, la cure était divisée en deux portions dont les patrons, aux environs de 1350, étaient Jean de Breuilly pour la plus importante et Guillaume du Fournet pour la plus petite. L'édifice fut gravement endommagé à la suite de l'explosion d'un dépôt d'explosifs en octobre 1945 : la tour fut soufflée, les verrières, les toitures et une partie de la voûte furent détruites. Restaurée par Paul Colas, architecte en chef des Monuments historiques, et Paul Leroy, architecte ordinaire des Monuments historiques du Calvados, l'église fut rendue au culte à la fin de 1952. La nef, datée du XIIe siècle, comporte trois travées séparées par des contreforts ; le côté nord est percé de trois fenêtres romanes très étroites et présente une petite porte à cinq voussures, anciennement bouchée et rouverte, surmontée d'une corniche en dents-de-scie ornée de vingt modillons. Côté sud, la travée centrale s'ouvre sur un portail roman dont la voussure est décorée de bâtons brisés ; ce portail, rouvert après 1945, éclaire la nef par trois fenêtres romanes restituées sous un linteau monolithe, et une corniche porte dix-neuf modillons, certains à visages humains ou à motifs animaliers. À l'ouest, la nef s'ouvre par un portail roman à deux archivoltes aux claveaux décorés, reposant sur deux colonnes à chapiteaux historiés. Le chœur roman, voûté d'ogives en trois travées et terminé par un chevet plat percé de trois baies en lancettes, a été surélevé au XIIIe siècle, comme l'attestent extérieurement les modillons conservés ; un portail muré côté sud jouxte la chapelle du transept. La tour carrée présente à sa base, au nord et au sud, une série d'arcatures aveugles sur cul-de-lampe ; son étage est percé sur chaque face d'une baie centrale en arc brisé avec lancettes géminées partiellement murées dans leur tiers inférieur, surmontée d'un oculus et flanquée d'arcatures aveugles. Au-dessus de la corniche s'élève une flèche octogonale percée de lucarnes coiffées de petits clochetons, avec des clochetons ajourés aux angles. Les bras du transept sont occupés par deux chapelles ; celle du sud a été réédifiée en 1638 par Louis Le Patouf, sieur de la Cavée, comme l'indique une pierre conservée dans une crédence, et une plaque y rappelle les victimes de l'explosion du 25 octobre 1945. À l'intérieur, on observe notamment, sur les murs de la chapelle sud, les traces d'une litre funéraire dont les armoiries sembleraient correspondre à celles d'Augustin de Baudre, seigneur et patron d'Asnières, mort en 1782.

Liens externes