Frise chronologique
XIIe siècle
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIe siècle (≈ 1250)
Partie la plus ancienne de l'édifice.
2e moitié XIIIe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
2e moitié XIIIe siècle (≈ 1350)
Période principale de l'édifice actuel.
1700-1799
Restauration au XVIIIe siècle
Restauration au XVIIIe siècle
1700-1799 (≈ 1750)
Travaux documentés sans détails précis.
1857
Fusion des communes
Fusion des communes
1857 (≈ 1857)
Création de Juaye-Mondaye, abandon progressif.
4 novembre 1927
Inscription Monument historique
Inscription Monument historique
4 novembre 1927 (≈ 1927)
Protection officielle des ruines.
1999-2004
Restauration par des bénévoles
Restauration par des bénévoles
1999-2004 (≈ 2002)
Travaux menés par l'association CHAM.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (ruines de l'ancienne) : inscription par arrêté du 4 novembre 1927
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l'église dans son ouvrage (1857). |
Origine et histoire
L'église Saint-Vigor de Juaye est une église catholique en ruine située dans le bourg de Juaye, sur la commune de Juaye-Mondaye (Calvados, Normandie). Son chœur date du XIIe siècle, tandis que sa nef fut construite au XIIIe siècle, plus précisément dans la seconde moitié. L'édifice fut restauré au XVIIIe siècle, mais son entretien cessa après la fusion des communes de Juaye, Couvert et Bernières-Bocage en 1857, ainsi que des paroisses associées, remplacées par l'église abbatiale de Mondaye.
Inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 4 novembre 1927, l'église Saint-Vigor a bénéficié d'une campagne de restauration menée par des bénévoles de l'association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales entre 1999 et 2004. Ces travaux ont permis de préserver partiellement les ruines de cet édifice, dont la propriété appartient à la commune. Aujourd'hui, elle témoigne de l'architecture religieuse médiévale normande, bien que son usage cultuel ait disparu.
Les sources historiques mentionnent l'église dans la Statistique monumentale du Calvados d'Arcisse de Caumont (1857), qui en décrit les caractéristiques architecturales. Le site est également référencé par la Sauvegarde de l'art français et la base Mérimée, qui précise son inscription comme monument protégé. Les ruines, bien que partiellement conservées, offrent un aperçu des techniques de construction des XIIe et XIIIe siècles en Basse-Normandie, région marquée par une forte densité d'édifices religieux à cette époque.