Frise chronologique
1308
Don royal pour l'agrandissement
Don royal pour l'agrandissement
1308 (≈ 1308)
Philippe IV offre quatre *domunculas* pour financer.
XIVe siècle (2e moitié)
Achèvement du chevet
Achèvement du chevet
XIVe siècle (2e moitié) (≈ 1450)
Trois absides voûtées d'ogives construites.
1752
Voûtement de la nef
Voûtement de la nef
1752 (≈ 1752)
Ajout de voûtes d'ogives dans la nef.
1760
Construction du porche intérieur
Construction du porche intérieur
1760 (≈ 1760)
Tribune d'orgue et voûte ajoutées.
1871
Remplacement des fenêtres
Remplacement des fenêtres
1871 (≈ 1871)
Fenêtres unifiées en oculi dans la nef.
19 décembre 1907
Classement monument historique
Classement monument historique
19 décembre 1907 (≈ 1907)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église paroissiale Saint-Gimer, en totalité, située sur la parcelle AS 170, telle que délimitée et colorée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 11 janvier 2022
Personnages clés
| Philippe IV - Roi de France |
Finança l'agrandissement en 1308. |
| Viollet-le-Duc - Architecte (mentionné pour Saint-Gimer) |
Associé aux restaurations carcassonnaises (hors Saint-Vincent). |
| Gimer - Évêque de Carcassonne (903–932) |
Dédicataire de l'église Saint-Gimer (voisine). |
Origine et histoire
L'église Saint-Vincent de Carcassonne, située dans le faubourg au pied de la Cité, fut reconstruite au XIIIe siècle lors de l'essor de la Ville Basse. Le roi Philippe IV offrit en 1308 quatre domunculas pour financer son agrandissement, marquant le début d'une reconstruction progressive. La nef, édifiée d'ouest en est, fut initialement prévue plus longue, mais seule une partie fut achevée. Le chevet, composé de trois absides voûtées d'ogives, fut terminé dans la deuxième moitié du XIVe siècle, tandis que des aménagements intérieurs (tribune d'orgue, voûtes) furent ajoutés aux XVIIIe et XIXe siècles.
La façade ouest, ornée d'un portail à gâble et d'une fausse rose, fut partiellement masquée en 1760 par la construction d'un porche intérieur. Les pinacles des contreforts, typiques du gothique méridional, furent supprimés au XIXe siècle, et les fenêtres de la nef furent uniformisées en 1871 sous forme d'oculi. L'édifice, classé monument historique en 1907, conserve des traces de ses phases successives : chapelles latérales prévues dès l'origine, clocher relié à une tour en encorbellement, et absidioles à sept pans. Son histoire reflète l'évolution urbaine de Carcassonne, entre cité médiévale et expansion de la Ville Basse.
L'église Saint-Vincent se distingue par son plan ambitieux, partiellement réalisé, et son mobilier protégé (9 objets répertoriés par la base Palissy). Son architecture mêle des éléments défensifs — comme la balustrade et la tourelle d'angle — à des caractéristiques liturgiques, témoignant de son rôle central dans la paroisse. Les modifications des XVIIe–XIXe siècles (voûtes d'ogives en 1752, orgue, fenêtres) illustrent son adaptation aux besoins cultuels et esthétiques à travers les époques.