Fondation de la première église 1771 (≈ 1771)
Installation à l’Esperon lors du démembrement paroissial.
1820
Restauration de l’église initiale
Restauration de l’église initiale 1820 (≈ 1820)
Travaux sur l’édifice du XVIIIe siècle.
1843
Destruction accidentelle
Destruction accidentelle 1843 (≈ 1843)
Effondrement dû aux terrasses du pont.
vers 1862
Agrandissement du sanctuaire
Agrandissement du sanctuaire vers 1862 (≈ 1862)
Travaux menés par Bordes et Massé.
milieu XIXe siècle
Reconstruction par Auguste Bordes
Reconstruction par Auguste Bordes milieu XIXe siècle (≈ 1950)
Édifice néogothique actuel bâti.
2002
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 2002 (≈ 2002)
Protection de l’église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. C 105) : inscription par arrêté du 16 avril 2002
Personnages clés
Auguste Bordes - Architecte
Concepteur de l’église en 1843.
Dumirail - Sculpteur
Auteur du décor architectural néogothique.
Massé - Entrepreneur
Collaborateur pour l’agrandissement de 1862.
Origine et histoire de l'Église Saint-Vincent-de-Paul
L'église Saint-Vincent-de-Paul, située en bordure de la route nationale 10 à Saint-Vincent-de-Paul (Gironde), a été construite au milieu du XIXe siècle. Elle remplace un édifice antérieur, installé en 1771 à l’Esperon lors du démembrement de la paroisse Saint-Pierre d’Ambarès. Cet édifice initial fut restauré vers 1820, mais détruit accidentellement en 1843 en raison de l’affaissement des terrasses du nouveau pont sur la Dordogne.
La reconstruction de l’église fut confiée à l’architecte Auguste Bordes, qui conçut un bâtiment inspiré du style gothique, avec une nef unique à six travées, un chœur à deux travées droites et une abside à cinq pans. Le décor sculpté, de style néogothique, inclut des statues d’anges et des pinacles. La façade ouest, percée d’un portail, est surmontée d’un clocher carré coiffé d’une flèche. L’édifice fut agrandi vers 1862 par Bordes et l’entrepreneur Massé, tandis que le sculpteur Dumirail réalisa l’ensemble du décor architectural.
L’église est caractérisée par une fausse voûte plâtrée, des chapelles latérales formant transept, et un éclairage zénithal assuré par des lanternons. Elle fut inscrite au titre des monuments historiques en 2002 pour son architecture et son décor représentatifs du néogothique du XIXe siècle. Le site, proche des ponts de Cubzac (dont le pont Gustave-Eiffel), marque l’entrée nord de l’agglomération bordelaise.
Saint-Vincent-de-Paul, commune rurale de l’Entre-deux-Mers, est exposée à des risques d’inondation liés à la Dordogne et à la Garonne. Son histoire est étroitement liée à celle de Bordeaux, dont elle fait partie de l’aire urbaine. L’église, symbole de la reconstruction et de l’essor local au XIXe siècle, reflète aussi l’influence du catholicisme dans une région marquée par les activités agricoles et fluviales.
Le nom de la commune et de l’église rend hommage à saint Vincent de Paul, figure majeure de la charité chrétienne au XVIIe siècle. La première église paroissiale, fondée en 1771, illustre le démembrement des grandes paroisses sous l’Ancien Régime, tandis que sa reconstruction au XIXe siècle témoigne des transformations urbaines et architecturales liées à l’industrialisation et à l’essor des voies de communication, comme la route nationale 10 et le chemin de fer.