Première mention écrite IXe siècle (≈ 950)
L'église est mentionnée dans le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon.
XIIe siècle
Construction des parties romanes
Construction des parties romanes XIIe siècle (≈ 1250)
Le chœur, le clocher et l'abside sont édifiés durant cette période.
XIVe siècle
Peintures murales
Peintures murales XIVe siècle (≈ 1450)
Des peintures murales remarquables sont réalisées dans l'abside et le cul-de-four.
XIXe siècle
Remise en état
Remise en état XIXe siècle (≈ 1865)
L'église est remise en état et le dernier niveau du clocher est probablement ajouté.
16 octobre 1930
Inscription monument historique
Inscription monument historique 16 octobre 1930 (≈ 1930)
L'église est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 16 octobre 1930
Personnages clés
Saint Vincent
Saint patron de l'église et de la chapelle nord.
Donateur inconnu
Personnage représenté aux côtés de saint Vincent sur les peintures murales.
Origine et histoire de l'Église Saint-Vincent
L'église Saint‑Vincent de Sologny se trouve sur la commune de Sologny, en Saône‑et‑Loire, en Bourgogne‑Franche‑Comté. Les parties romanes les plus anciennes — le chœur, le clocher et l'abside — datent de la seconde moitié du XIIe siècle, mais l'édifice est mentionné dès le IXe siècle dans le cartulaire de Saint‑Vincent de Mâcon. L'église a été remise en état au XIXe siècle. Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis le 16 octobre 1930. L'implantation du clocher sur le côté sud, adossé à une chapelle, crée un déséquilibre architectural notable évoquant une réminiscence carolingienne. Le clocher, de plan rectangulaire, est ajouré de baies géminées sur les quatre faces ; au XIXe siècle, le dernier niveau, percé de jours, a probablement été ajouté. La porte occidentale est surmontée d'un arc en plein cintre et dominée par un oculus qui éclaire la nef. La nef reçoit également la lumière de quatre baies en plein cintre. Deux chapelles latérales occupent les bras du transept : la chapelle sud, voûtée d'ogives, est dédiée à la Vierge ; la chapelle nord, couverte d'un plafond en bois, est dédiée à saint Vincent. L'église conserve des peintures murales remarquables, datées du début du XIVe siècle, qui couvrent l'abside et le cul‑de‑four sur plusieurs registres. Le registre inférieur présente des draperies feintes séparées par une frise de palmettes du registre médian où saint Michel, saint Vincent accompagné d'un donateur, saint Georges et saint Jean‑Baptiste (presque perdu mais identifiable à la peau de bête) se distribuent entre les trois baies. Une autre bande décorative sépare ces personnages du registre supérieur, où un cortège apostolique représente les apôtres assis comme à la Cène autour du Christ et d'un personnage supplémentaire. La scène centrale, un Couronnement de la Vierge, est en grande partie perdue mais reste reconnaissable par les gestes. Édifice consacré du diocèse d'Autun, l'église dépend de la paroisse Saint‑Vincent‑en‑Val‑Lamartinien, dont le siège est à La Roche‑Vineuse, et en est affectataire au titre de la loi de 1905 ; elle demeure un lieu de culte catholique plusieurs siècles après sa construction.