Frise chronologique
7 octobre 1467
Pierre tombale médiévale
Pierre tombale médiévale
7 octobre 1467 (≈ 1467)
Date gravée sur la tombe
1481
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
1481 (≈ 1481)
Remplace Saint-André dans le vallon
1540
Chapelle des Manville
Chapelle des Manville
1540 (≈ 1540)
Érigée par Claude de Manville
1609
Ajout d'une travée
Ajout d'une travée
1609 (≈ 1609)
Extension de la nef
XIIe-XVIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
XIIe-XVIe siècle (≈ 1650)
Période de construction principale
1862
Restauration par Henri Révoil
Restauration par Henri Révoil
1862 (≈ 1862)
Découverte d'un ossuaire
12 juillet 1886
Classement monument historique
Classement monument historique
12 juillet 1886 (≈ 1886)
Protection officielle de l'État
1906
Cénotaphe des Manville
Cénotaphe des Manville
1906 (≈ 1906)
Installation dans la chapelle
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Vincent : classement par arrêté du 12 juillet 1886
Personnages clés
| Vincent de Saragosse - Saint patron de l'église |
Diacre martyr du IVe siècle |
| Claude de Manville - Commanditaire de la chapelle |
Époux de Philippine de Brion |
| Henri Révoil - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux en 1862 |
| Frédéric Mistral - Poète provençal |
Inspiré par l'église pour *Mirèio* |
| Max Ingrand - Maître-verrier |
Auteur des vitraux offerts |
| Rainier de Monaco - Bienfaiteur |
Offrit les vitraux de l'église |
Origine et histoire
L'église Saint-Vincent, située à Les Baux-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône, est un édifice roman construit entre le XIIe et le XVIe siècles. Elle est dédiée à Vincent de Saragosse, un saint espagnol du IIIe siècle, martyr des persécutions anti-chrétiennes au début du IVe siècle. L'église, classée monument historique en 1886, est devenue paroissiale en 1481 après l'abandon de l'ancienne église Saint-André située dans le vallon de la Fontaine.
L'édifice, partiellement creusé dans la roche, présente une structure quasi carrée avec trois nefs. Une travée fut ajoutée en 1609, et des restaurations menées en 1862 par Henri Révoil révélèrent un ossuaire sous une chapelle démolie. À gauche du bâtiment, une tour circulaire appelée « lanterne des morts » servait à allumer une flamme lors des décès.
À l'intérieur, la nef gauche abrite un cénotaphe de 1906 dédié à la famille de Manville, dont la chapelle fut érigée vers 1540. La nef droite conserve deux cuves baptismales, dont une taillée dans le roc, tandis que la nef centrale, haute de douze mètres, expose une pierre tombale médiévale datée de 1467. Les vitraux, offerts par le prince Rainier de Monaco, sont l'œuvre du maître-verrier Max Ingrand.
Les fouilles ont mis au jour des vestiges, dont un corps tenant un livre de piété, réduit en poussière lors de sa manipulation, et celui d'une jeune fille aux cheveux blonds, surnommée Cabeladuro d'or, aujourd'hui conservé au Museon Arlaten d'Arles. Une inscription attribuée à Frédéric Mistral, FRIC. MISTRAL, figure sur une colonne près du portail.
L'église est liée à la culture provençale, notamment à travers l'œuvre de Mistral, qui s'en inspira pour son poème Mirèio. Son architecture mêle éléments romans et traditions locales, comme la lanterne des morts, symbole des rites funéraires médiévaux.