Frise chronologique
XIe siècle (4e quart)
Construction de la nef
Construction de la nef
XIe siècle (4e quart) (≈ 1150)
Origine la plus ancienne de l'édifice.
XIIe siècle (1er quart)
Construction du chœur
Construction du chœur
XIIe siècle (1er quart) (≈ 1250)
Période de construction initiale du chœur.
1668 (2 juin)
Miracle eucharistique
Miracle eucharistique
1668 (2 juin) (≈ 1668)
Apparition du Christ dans une hostie.
1668 (juillet)
Reconnaissance du miracle
Reconnaissance du miracle
1668 (juillet) (≈ 1668)
Authentification par l'évêque Henri Arnauld.
1789-1799
Transfert de l'hostie
Transfert de l'hostie
1789-1799 (≈ 1794)
Déplacement pendant la Révolution française.
1972 (20 novembre)
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1972 (20 novembre) (≈ 1972)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 204) : inscription par arrêté du 20 novembre 1972
Personnages clés
| Henri Arnauld - Évêque d'Angers |
A déclaré authentique le miracle. |
| Dusouchay - Architecte ou maître d'œuvre |
A divisé la nef en 1898. |
Origine et histoire
L'église Saint-Vincent des Ulmes, située dans la commune des Ulmes en Maine-et-Loire, est un édifice religieux dont les origines remontent au XIIe siècle. Sa nef date du dernier quart du XIe siècle, tandis que le chœur, le clocher et la façade sud de la nef ont été construits au XIIe siècle. Le chevet a été remanié au XIIIe siècle, et des modifications ultérieures ont eu lieu aux XVIe et XVIIe siècles, notamment l'ajout d'un porche et le remaniement de la porte ouest. En 1898, la nef a été divisée en deux vaisseaux par Dusouchay.
Le monument est surtout connu pour le « miracle des Ulmes », un événement eucharistique survenu le 2 juin 1668. Lors d'une adoration, environ 200 fidèles auraient vu apparaître le visage du Christ dans une hostie pendant un quart d'heure. Ce miracle, déclaré authentique par l'évêque d'Angers Henri Arnauld en juillet 1668, a attiré des pèlerins jusqu'au XVIIIe siècle. Pendant la Révolution, l'hostie miraculeuse a été transférée dans une paroisse voisine, où elle a été consommée par le curé local. Le miracle est encore commémoré aujourd'hui.
L'église a été inscrite au titre des monuments historiques le 20 novembre 1972. Elle appartient à la commune des Ulmes et reste un lieu de mémoire pour les fidèles et les historiens. Sa structure architecturale, marquée par des ajouts et des remaniements successifs, reflète les évolutions stylistiques et religieuses de la région à travers les siècles.