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Eglise Saint-Vincent à Coarraze dans les Pyrénées-Atlantiques

Pyrénées-Atlantiques

Eglise Saint-Vincent

    5 Place des Anciens Combattants
    64800 Coarraze
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
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Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Eglise Saint-Vincent
Crédit photo : Florent Pécassou - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1534
Achèvement de la construction
1569
Incendie par Montgomery
1762
Exhaussement du clocher
1793
Désaffectation de l'église
XVIIe-XVIIIe siècles
Restauration post-révolution
1866-1869
Restauration par Émile Loupot
1988
Protection Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Chapelle Sainte-Catherine avec sa voûte à liernes et à tiercerons ; portail de la façade Ouest ; clocher-porche (cad. A 498) : inscription par arrêté du 1er février 1988

Personnages clés

Montgomery - Chef militaire protestant Responsable de l’incendie de 1569.
Émile Loupot - Architecte restaurateur Dirige les travaux de 1866 à 1869.
Émile Thibaut - Maître-verrier Auteur des vitraux de l’abside.
Gustave-Pierre Dagrand - Maître-verrier Créateur des vitraux de la chapelle nord.

Origine et histoire

L'église Saint-Vincent de Coarraze, construite au cours de la première moitié du XVIe siècle, est achevée en 1534. Elle présente une nef de six travées flanquée de deux collatéraux divisés en chapelles, ainsi qu’un clocher carré surplombant le collatéral sud. Son architecture combine des éléments gothiques tardifs, comme les arcs en ogive du porche d’entrée, ornés de bustes symbolisant les quatre âges de la vie. Le portail ouest, surmonté d’un arc en accolade, intègre des sculptures d’anges encadrant une niche, issues de l’ancien clocher-porche sud.

En 1569, l’église est incendiée et partiellement détruite par les troupes de Montgomery, dans le contexte des guerres de Religion. Après le rétablissement du culte catholique en Béarn, des travaux de restauration s’échelonnent aux XVIIe et XVIIIe siècles. En 1762, le clocher est exhaussé, mais l’édifice est désaffecté en 1793, durant la Révolution. Au XIXe siècle, une nouvelle campagne de restauration est menée par l’architecte Émile Loupot entre 1866 et 1869 : la nef est allongée de neuf mètres, les baies et une partie du décor intérieur (voûtes, pilastres, tribune) sont refaits.

L’église abrite des éléments remarquables, comme la chapelle Sainte-Catherine, dont la voûte à liernes et tiercerons représente la sainte et sa roue. Les vitraux de l’abside, signés Émile Thibaut (Clermont-Ferrand), et ceux de la chapelle nord, attribués à Gustave-Pierre Dagrand (Bordeaux), datent de cette période de restauration. Le portail ouest et le clocher-porche, ainsi que la chapelle Sainte-Catherine, sont protégés au titre des Monuments Historiques depuis 1988.

La localisation de l’édifice, à Coarraze dans les Pyrénées-Atlantiques, reflète son ancrage dans l’histoire religieuse et architecturale du Béarn. Son évolution, marquée par des destructions et des reconstructions, illustre les bouleversements politiques et culturels de la région, de la Renaissance à l’époque contemporaine.

Liens externes