Frise chronologique
1186
Première mention écrite
Première mention écrite
1186 (≈ 1186)
Charte citant l'église pour la première fois.
XVe siècle
Ajout des contreforts
Ajout des contreforts
XVe siècle (≈ 1550)
Renforcement après la guerre de Cent Ans.
1767
Restauration et agrandissement
Restauration et agrandissement
1767 (≈ 1767)
Refonte du campanile et installation d'une cloche.
14 juillet 1790
Serment fédératif
Serment fédératif
14 juillet 1790 (≈ 1790)
Cérémonie révolutionnaire dans l'église.
9 mai 1914
Classement monument historique
Classement monument historique
9 mai 1914 (≈ 1914)
Protection officielle de l'édifice.
1946
Classement de la cloche
Classement de la cloche
1946 (≈ 1946)
Reconnaissance patrimoniale de l'objet.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Vivien : classement par arrêté du 9 mai 1914
Personnages clés
| Pierre Boscal de Réals - Parrain de la cloche de 1761 |
Comte de Mornac, impliqué dans sa fondation. |
| Marie de Rochecouste - Marraine de la cloche de 1761 |
Épouse de François d'Aiguières de Beauregard. |
| M. d'Aiguières de Beauregard - Bienfaiteur du campanile |
Contribue à sa restauration en 1767. |
Origine et histoire
L’église Saint-Vivien de Breuillet, située dans le département de la Charente-Maritime, est une église paroissiale du XIIe siècle, emblématique de l’art roman saintongeais. Légèrement excentrée du centre-ville, elle conserve un cimetière avec des sarcophages médiévaux près du mur sud. Son classement au titre des monuments historiques date du 9 mai 1914, après une première proposition en 1909. La façade, typique du roman saintongeais, intègre un portail en plein cintre orné de motifs géométriques, surmonté d’un campanile remanié au XIXe siècle.
La première mention écrite de l’église remonte à une charte de 1186. Endommagée pendant la guerre de Cent Ans, elle perd son transept et son chevet, dont quelques vestiges subsistent dans le mur du presbytère. Au XVe siècle, des contreforts massifs sont ajoutés pour renforcer la structure, dont l’un porte les armes des Richelieu, gravées ultérieurement. En 1767, l’édifice est restauré et agrandi : le campanile est refait grâce à des dons locaux, et une cloche fondue en 1761 y est installée. Cette cloche, classée en 1946, se fêle en 1978.
Le 14 juillet 1790, l’église accueille un Te Deum suivi du serment fédératif, où les paroissiens jurent fidélité « à la Loi, au Roi et à la Nation ». La nef, divisée en quatre travées voûtées en plein cintre, conserve des chapiteaux sculptés de feuillages et de crochets. Le chevet plat, aveugle, est éclairé par des baies ébrasées. Des traces du croisillon nord gothique et du chevet primitif restent visibles dans la maçonnerie du presbytère.