Première mention écrite 1169 (≈ 1169)
L'église est mentionnée dans une lettre de l'évêque de Saintes, Adhémar Charbonel.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église romane et mention dans une lettre d'Adhémar Charbonel.
XVe siècle
Remaniment de l'édifice
Remaniment de l'édifice XVe siècle (≈ 1550)
Modifications architecturales apportées à l'église.
23 février 1912
Classement historique
Classement historique 23 février 1912 (≈ 1912)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade : classement par arrêté du 23 février 1912
Personnages clés
Adhémar Charbonel
Évêque de Saintes ayant mentionné l'église dans une lettre en 1169.
Geoffroy III de Pons
Fondateur de l'hôpital des pèlerins au XIIe siècle.
Origine et histoire de l'Église Saint-Vivien
L'église Saint-Vivien de Pons, en Saintonge (Charente-Maritime, Nouvelle-Aquitaine), est un édifice roman saintongeais. Elle est mentionnée en 1169 dans une lettre d'Adhémar Charbonel, évêque de Saintes, et son tombeau avait auparavant donné naissance à une église canoniale. Implantée au bas du village, le long de la Seugne, elle s'alignait en direction de l'hôpital des pèlerins fondé au XIIe siècle par Geoffroy III de Pons, établissement roman dépendant de l'église Saint-Martin bâtie avant 1060. Saint-Vivien porta d'abord le titre de prieuré avant de devenir l'église paroissiale de Pons. L'édifice, remanié au XVe siècle, est classé au titre des monuments historiques depuis le 23 février 1912.
La façade, sans clocher, présente un portail encadré d'arcatures latérales aveugles, caractéristique de la romanique saintongeaise, et se lit comme un arc de triomphe par la présence d'un porche et de deux niches plus basses. Le porche, simple, s'appuie sur cinq piliers de chaque côté et comporte quatre archivoltes ornées de motifs floraux. De part et d'autre de la façade, deux niches, chacune organisée par deux piliers et deux archivoltes, devaient abriter des statues mais sont actuellement vides. Une baie géminée d'origine romane, remaniée et dotée d'entrelacs gothiques, éclaire l'axe de la nef ; de part et d'autre de cette baie s'alignent trois arches romanes disposées en 2+1. Au-dessus et sur les côtés se dressent deux campaniles dissymétriques, et des portes plus basses et décalées donnent accès latéralement à l'édifice. Une chapelle latérale sert de baptistère.
À l'intérieur, le chœur est en cul-de-four et la nef comprend quatre travées. Les bas-côtés présentent cinq fenêtres tandis que la nef en compte trois, toutes en plein cintre. Les plafonds sont en bois et plats.