Frise chronologique
1104
Fondation augustinienne
Fondation augustinienne
1104 (≈ 1104)
Chanoines s’installent avec les reliques de saint Volusien.
1er quart XIIe siècle
Construction romane initiale
Construction romane initiale
1er quart XIIe siècle (≈ 1225)
Église à trois nefs et transept.
XIVe siècle
Chevet gothique
Chevet gothique
XIVe siècle (≈ 1450)
Remplacement du chevet roman.
1581
Destruction pendant les guerres de Religion
Destruction pendant les guerres de Religion
1581 (≈ 1581)
Reliques brûlées, édifice ruiné.
1609–1670
Reconstruction baroque
Reconstruction baroque
1609–1670 (≈ 1640)
Voûtes et tour carrée ajoutées.
1964
Classement monument historique
Classement monument historique
1964 (≈ 1964)
Protection de l’édifice et de son mobilier.
1997
Classement de l’orgue
Classement de l’orgue
1997 (≈ 1997)
Buffet et partie instrumentale protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Volusien (cad. C 26) : classement par arrêté du 30 juillet 1964
Personnages clés
| Saint Volusien - Saint patron |
Reliques conservées dans l’abbatiale. |
| Roger II - Comte de Foix |
Rebâtit l’église au XIIe siècle. |
| Gilles Rieux - Abbé (2002–2015) |
Responsable du lieu au XXIe siècle. |
| Édouard de Laportalière - Abbé (depuis 2020) |
Actuel gestionnaire de l’abbatiale. |
| Leroy-Legendre & Fermis - Facteurs d’orgues (1869) |
Créateurs de l’orgue romantique classé. |
Origine et histoire
L’abbatiale Saint-Volusien de Foix trouve ses origines au VIIIe siècle, mais sa construction actuelle débute au 1er quart du XIIe siècle sous l’impulsion de chanoines augustins. En 1104, ces derniers s’installent dans une abbaye abritant les reliques de saint Volusien et entreprennent l’édification d’une église à trois nefs, avec transept. Ce premier édifice roman, dont subsistent aujourd’hui le portail et les bases des murs, reflète l’architecture religieuse de l’époque.
Au XIVe siècle, le chevet roman est remplacé par un chœur polygonal, marquant une transition vers le style gothique. L’église subit ensuite des destructions majeures pendant les guerres de Religion (1581), où ses reliques sont brûlées. La reconstruction s’étale de 1609 à 1670, avec une voûte refaite et une tour carrée ajoutée à l’ouest. Ces travaux, menés au XVIIe siècle, transforment partiellement l’édifice en une nef unique entourée de chapelles rayonnantes.
L’église est classée monument historique en 1964 pour son patrimoine médiéval et ses remaniements postérieurs. Parmi ses éléments remarquables figurent un orgue romantique de 1869 (classé en 1997), des cloches historiques (dont une de 1641 refondue en 1982), et un mobilier partiellement protégé. Les vestiges des murs des bas-côtés et du transept, ainsi que le portail sud, témoignent encore de sa structure romane initiale.
Les orgues occupent une place centrale dans son histoire : un premier instrument est attesté dès 1502, suivi de l’orgue actuel de Leroy-Legendre & Fermis (1869), restauré en 2004. L’orgue de chœur, construit par Fermis après 1869 et restauré dans les années 1980, illustre l’évolution liturgique du lieu. Les cloches, montées sur des jougs demoiselles du fondeur Barnabé Martin, complètent ce patrimoine sonore.
L’abbatiale reste un lieu de culte actif, géré par des abbés successifs comme Gilles Rieux (2002–2015) ou Édouard de Laportalière (depuis 2020). Son architecture mêle ainsi héritage médiéval, reconstructions gothiques et baroques, et fonctions religieuses ininterrompues depuis le Moyen Âge.