Frise chronologique
1200
Fondation de la maladrerie
Fondation de la maladrerie
1200 (≈ 1200)
Saint-Benoît dépend de l'abbaye de Pébrac.
1313
Installation des augustines
Installation des augustines
1313 (≈ 1313)
Avec l'aide des augustins de Saint-Benoît.
1419
Invasion bourguignonne
Invasion bourguignonne
1419 (≈ 1419)
Dommages subis par le couvent.
1601
Réparations majeures
Réparations majeures
1601 (≈ 1601)
Restauration après les dégâts subis.
1615
Porte intérieure datée
Porte intérieure datée
1615 (≈ 1615)
Pilastres à caissonnage caractéristiques.
1794
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1794 (≈ 1794)
Conséquence de la Révolution française.
1828
Arrivée des Jésuites
Arrivée des Jésuites
1828 (≈ 1828)
Nouveaux aménagements du site.
1870
Chapelle des Jésuites
Chapelle des Jésuites
1870 (≈ 1870)
Décorée de travaux sur bois.
1968
Inscription monument historique
Inscription monument historique
1968 (≈ 1968)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Inscrit MH
Personnages clés
| Religieuses augustines - Occupantes du couvent |
Fondatrices de la chapelle au XVIIe. |
| Jésuites - Nouveaux occupants en 1828 |
Amenèrent modifications architecturales. |
| Religieux augustins de Saint-Benoît - Fondateurs du couvent |
Aidèrent à établir les augustines. |
Origine et histoire
L'église Saint-Vozy de Vals-près-le-Puy est l'ancienne chapelle d'un couvent de religieuses augustines, fondé vers 1313 avec l'aide des religieux augustins de Saint-Benoît de Val. Ce couvent, initialement lié à la maladrerie de Saint-Benoît dépendant de l'abbaye Notre-Dame de Pébrac dès 1200, s'est développé grâce au trafic important de la route du Midi et au passage des pèlerins vers Le Puy. Les Bourguignons envahirent le site en 1419, et d'importantes réparations furent réalisées en 1601. Les bâtiments actuels, datant principalement du XVIIe siècle, furent agrandis en 1650, 1700 et 1781, avec une dernière construction vers la porterie.
De l'ancien couvent, il ne subsiste que quelques éléments notables : une porte extérieure classique, un escalier à balustres torses, et une porte intérieure dont les pilastres dateraient de 1615. La chapelle, transformée en église, conserve une nef à travées et un chœur à chevet droit, surmonté autrefois d’un étage distribué en cellules pour les religieuses. Le clocher, détruit par la foudre au XVIIIe siècle, fut remplacé. Le retable du chœur, orné d’un fronton triangulaire, et les portes à voussures timbrées de têtes d’angelots datent probablement de cette même époque. Après la Révolution, le couvent fut vendu comme bien national en 1794.
En 1828, les Jésuites s’installèrent sur le site et y apportèrent des modifications, dont l’allongement des bâtiments et la construction, vers 1870, d’une chapelle décorée de travaux sur bois. L’église, inscrite aux monuments historiques depuis le 8 octobre 1968, illustre l’évolution architecturale et religieuse de la région, marquée par les pèlerinages, les conflits et les transformations post-révolutionnaires. Son souterrain reliant l’église au couvent et sa voûte appareillée rappellent les traces les plus anciennes du site.
Le couvent et son église s’inscrivent dans un contexte historique plus large, lié à l’accueil des pèlerins et des voyageurs sur la route du Midi. La maladrerie de Saint-Benoît, fondée au XIIIe siècle, joua un rôle clé dans l’assistance aux malades et aux passagers, reflétant l’importance religieuse et sociale de Vals-près-le-Puy, aux portes du Puy-en-Velay. Les augustines, puis les Jésuites, marquèrent durablement le patrimoine local par leurs aménagements successifs.