Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la première église
Construction de la première église
XIIe siècle (≈ 1250)
Première église probablement édifiée à cette période.
XVe siècle
Construction du chœur et du transept
Construction du chœur et du transept
XVe siècle (≈ 1550)
Édification des parties majeures de l'église actuelle.
1690-1700 environ
Ajout de la tourelle d'escalier
Ajout de la tourelle d'escalier
1690-1700 environ (≈ 1695)
Construction en briques rouges à la fin du XVIIe.
2 mars 1920
Classement monument historique
Classement monument historique
2 mars 1920 (≈ 1920)
Protection officielle de l'édifice par l'État.
Années 1940-1950
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Restauration post-Seconde Guerre mondiale
Années 1940-1950 (≈ 1945)
Travaux dirigés par Robert Renard, vitraux de Le Chevallier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 2 mars 1920
Personnages clés
| Saint Waast - Saint patron et figure miraculeuse |
Légende liée à la guérison d'un aveugle. |
| Jacques Le Chevallier - Maître-verrier du XXe siècle |
Auteur des 12 verrières et de l'oculus. |
| Robert Renard - Architecte en chef des Monuments Historiques |
Dirigea la restauration d'après-guerre. |
| Nicolas Perseval - Peintre rémois du XVIIe siècle |
Auteur du *Miracle de saint Waast*. |
Origine et histoire
L'église Saint-Waast de Rilly-sur-Aisne, située dans le département des Ardennes, est un édifice du XVe siècle, bien que des traces d'une première église remontent au XIIe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1920. L'édifice est marqué par une nef unique, un transept, et un chœur à cinq pans voûté sur croisée d'ogives. Une tourelle en briques rouges abrite l'escalier menant aux combles, et un petit clocher surmonte la nef. À l'intérieur, on trouve des œuvres notables comme un tableau de Nicolas Perseval représentant Le Miracle de saint Waast, ainsi que des dalles funéraires des XVIIe et XVIIIe siècles.
La légende locale lie l'église à saint Waast, dont un miracle — la guérison d'un aveugle — aurait attiré l'attention de Clovis. Ce récit, bien qu'ancré dans la tradition, renforce le caractère sacré du lieu. Après la Seconde Guerre mondiale, l'église a bénéficié d'une restauration dirigée par Robert Renard, architecte en chef des Monuments Historiques. Ce dernier a confié la réalisation des vitraux à Jacques Le Chevallier, figure majeure du renouveau de cet art au XXe siècle.
Les vitraux de l'église forment un ensemble de 12 verrières et d'un oculus, créés par Le Chevallier. Dans le chœur, les verrières représentent des figures religieuses comme saint François d'Assise, saint Dominique, sainte Jeanne d'Arc, et saint Waast, ainsi que des scènes historiques évoquant la guerre de 1940. Le transept sud illustre la Nativité, tandis que le transept nord dépeint la Crucifixion. Les vitraux de la nef, dédiés aux litanies de la Vierge, et l'oculus représentant l'Agneau pascal, complètent cet ensemble remarquable par son style géométrique et son jeu de lumière.
L'église a également subi des modifications défensives au XVIIe siècle, avec l'ajout de meurtrières, reflétant les tensions de l'époque. La tourelle d'escalier a été construite à la fin de ce même siècle, et la façade occidentale de la nef a été reconstruite à la fin du XIXe siècle. Ces transformations successives témoignent de l'évolution architecturale et historique du monument, tout en préservant son héritage médiéval et sa dimension spirituelle.