Église Saint-Wandrille de Rivecourt dans l'Oise

Patrimoine classé Patrimoine religieux Vestiges mérovingiens Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Wandrille de Rivecourt

  • Cav du Moulin
  • 60126 Rivecourt
Église Saint-Wandrille de Rivecourt
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Église Saint-Wandrille de Rivecourt
Crédit photo : P.poschadel - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Époque contemporaine
700
1500
2000
693
Fondation mérovingienne
1513-1530
Construction gothique flamboyante
1596
Fin du prieuré
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise et le cimetière y attenant : inscription par arrêté du 18 décembre 1945

Personnages clés

Saint Wandrille Fondateur de l’abbaye de Fontenelle, à l'origine de l'église.
Abbé Girard Intervient pour rétablir la possession de la terre de Rivecourt.

Origine et histoire de l'Église Saint-Wandrille

L’église Saint‑Wandrille, église paroissiale catholique de Rivecourt dans l’Oise, a été fondée par l’abbaye Saint‑Wandrille de Fontenelle à l’époque mérovingienne, en 693, et la paroisse couvrait à l’origine les villages voisins. Le prieuré, entretenu par l’abbaye jusqu’à la fin du XVIe siècle, devient un simple bénéfice en 1596. Le bâtiment actuel, de style gothique flamboyant, paraît avoir été construit à partir de 1513 et achevé vers 1530 sur les fondations de l’édifice précédent. Malgré des dimensions modestes, l’église présente une grande homogénéité stylistique et une exécution soignée, notamment un portail occidental parmi les plus riches de la région, des piliers ondulés et une modénature aboutie à l’intérieur, même si la mise en œuvre n’est pas toujours parfaite. L’emploi d’une pierre tendre a entraîné la perte d’une part importante du décor sculpté du portail, et les voûtes du transept restent très irrégulières, mais l’ensemble constitue un témoin précieux de la reconstruction flamboyante en milieu rural après la guerre de Cent Ans. Des restaurations modernes se sont limitées à une réfection partielle du décor du portail. L’église et le cimetière attenant sont protégés au titre des monuments historiques par arrêté du 18 décembre, et le lieu appartient aujourd’hui à la paroisse des Seize bienheureuses Carmélites de Compiègne, qui y célèbre des messes dominicales le troisième dimanche du mois à 9 h 30, sauf en juillet et août.

Implantée au sud‑ouest de Compiègne, dans la moyenne vallée de l’Oise, l’église occupe la limite sud‑est du village de Rivecourt, entre la rue de la Mairie et la cavée du Moulin, et la petite place qui la précède accueille le monument aux morts communal. On accède à l’édifice par treize marches qui mènent au cimetière clos de murs entourant l’église ; le portail occidental s’ouvre sur cette esplanade, tandis que le chevet et l’élévation septentrionale donnent également sur le cimetière et que le côté méridional surplombe un terrain plus bas.

L’histoire ancienne conserve des épisodes marquants : en raison des incursions normandes, les reliques conservées à l’abbaye de Fontenelle ont été transférées à Rivecourt à plusieurs reprises entre 862 et 944, et la possession de la terre connut une période de spoliation suivie d’un rétablissement grâce à l’intervention de l’abbé Girard et d’un seigneur normand. L’église antérieure fut reconstruite après ces événements, puis endommagée pendant la guerre de Cent Ans, avant d’être remplacée par l’édifice actuel construit au début du XVIe siècle. L’intérieur était autrefois entièrement couvert de fresques, aujourd’hui réduites à quelques traces, et des conflits ont jadis opposé les habitants au prieuré au sujet d’un chemin communal, conflit dont la revendication publique a été gravée en lettres gothiques à côté de la porte du passage.

Le plan de l’église est sensiblement cruciforme mais devenu irrégulier par l’adjonction d’un unique bas‑côté au nord ; elle se compose d’une nef de trois travées accompagnée du bas‑côté nord, d’un transept dont la croisée supporte un petit clocher en charpente, et d’une abside à pans coupés, l’ensemble étant voûté d’ogives. La nef présente des proportions trapues, la hauteur sous voûte n’excédant pas la largeur entre piliers, ce que le maître d’œuvre a compensé par des arc‑doubleaux en arc brisé surbaissé ; ces choix, fréquents dans la reconstruction d’après‑guerre, reflètent une économie de moyens sans empêcher une architecture soignée. Parmi les éléments flamboyants, on remarque des nervures prismatiques pénétrant les supports, des piliers ondulés à renflements multiples, des fenêtres à remplage de deux lancettes surmontées d’un soufflet et de mouchettes, ainsi que des meneaux moulurés dont les bases sont parfois négligées. Le bas‑côté nord, étroit, joue surtout le rôle d’un couloir de circulation et ne comporte généralement qu’un banc par travée ; il est voûté pratiquement à la même hauteur que le vaisseau central, mais ses formerets et doubleaux présentent des profils plus simples et des exécutions moins soignées.

Les clés de voûte et les doubleaux témoignent d’interventions successives : on note des clés de formes différentes, certaines retaillées, et des réparations datées en 1674 sur des doubles intermédiaires ; la clé de la croisée du transept est la plus richement sculptée avec un écusson sommé d’une couronne et flanqué de deux personnages. Le transept, peu débordant et très exigü, présente des voûtes irrégulières et des formerets dissymétriques, tandis que les murs orientaux ont été conçus sans fenêtres pour recevoir des retables en pierre, plats et sans fond, dont le décor est traité dans un goût mêlant éléments gothiques et motifs de la Renaissance. L’abside prolonge le traitement de la nef avec des piliers engagés à trois renflements et de petites niches à statues, surmontées de dais architecturés de facture simple.

À l’extérieur, la façade occidentale se distingue par une décoration flamboyante abondante : triple archivolte divisée par une niche à statue dotée d’un dais de style Renaissance, tympan sculpté de feuilles et rinceaux, et voussures ornées de motifs variés, bien que nombre d’éléments aient été mutilés par l’érosion de la pierre. Au‑dessus du portail, des arcatures en accolade et un oculus rythment le pignon, tandis que des pierres d’attente témoignent d’un projet de clocher inachevé ; le mur du bas‑côté, appareillé en moellons et parfois enduit, contraste avec la pierre de taille employée sur la nef et les parties orientales. Le petit clocher en tête de charpente, couvert d’ardoises et surmonté d’un toit à la hache, s’ouvre sur l’extérieur par des baies rectangulaires munies d’abat‑sons, solution fréquente dans la région lorsque la construction d’un clocher en dur n’a pas été réalisée.

Liens externes