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Église Sainte-Agathe de Rumilly en Haute-Savoie

Patrimoine classé
Patrimoine religieux
Eglise de style classique

Église Sainte-Agathe de Rumilly

    Place de l'Église
    74150 Rumilly
Propriété de la commune
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Église Sainte-Agathe de Rumilly
Crédit photo : Richardd - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Église primitive
1146
Fondation du prieuré
XVe siècle
Chapelle Saint-Claude
19 février 1822
Tremblement de terre
1838-1843
Reconstruction néo-classique
1853
Fresques de Baud et Alberti
1880
Construction de l’orgue
1926 et 2009
Classement MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église (cad. AO 82) : inscription par arrêté du 10 juillet 2009

Personnages clés

Sainte Agathe - Patronne de Rumilly Dédicataire de l’église, reliques présentes.
Seigneurs de Conzié - Fondateurs de la chapelle Chapelle Saint-Claude (XVe siècle).
Ernest Melano - Architecte Auteur du plan retenu en 1837.
Laurent Baud - Peintre Auteur des fresques (1853).
Alberti - Peintre Collaborateur de Baud pour les décors.
Joseph Merklin - Facteur d’orgues Constructeur de l’orgue (1880).
Humbert et Roch - Fondeurs de cloches Auteurs des cloches de 1639.

Origine et histoire

L’église Sainte-Agathe de Rumilly trouve ses origines au IXe siècle, avec une première église primitive remplacée en 1146 par un prieuré bénédictin dépendant de l’abbaye de Nantua. Dédiée à sainte Agathe, patronne de la ville, elle abritait des reliques et jouait un rôle central dans la vie locale. Aujourd’hui, seule la chapelle Saint-Claude, fondée au XVe siècle par les seigneurs de Conzié, subsiste de cette période médiévale. Le prieuré et l’église furent reconstruits à plusieurs reprises, notamment au XVe siècle, avant d’être profondément marqués par l’histoire.

Un tremblement de terre en 1822 endommagea gravement l’édifice, conduisant à sa démolition en 1838. Reconstruite dans un style néo-classique sarde – inspiré des modèles turinois mais perçu comme rigide –, l’église fut consacrée en 1843. Ce choix architectural reflétait une volonté de modernité, bien qu’étranger aux traditions savoyardes. Le clocher du XIIe siècle et la sacristie furent préservés, tout comme la chapelle de Conzié (1474), à la demande du curé.

Les fresques et décors en trompe-l’œil, réalisés en 1853 par les peintres Laurent Baud et Alberti, ornent les nefs et les chapelles. Classées à l’ISMH depuis 1994, elles représentent des saints, des vertus (comme l’Espérance ou la Charité) et des scènes bibliques, comme l’Assomption de la Vierge ou saint François de Sales entouré d’anges. Restaurées entre 2013 et 2015, ces peintures illustrent l’art religieux du XIXe siècle. L’orgue, construit en 1880 par Joseph Merklin, fut modifié en 1958 puis restauré en 1982 et 1990, avant d’être classé en 1985.

Le clocher, datant du XIIe siècle, abrite quatre cloches : deux grandes de 1639, signées des fondeurs Humbert et Roch, et deux petites post-révolutionnaires de la fonderie Paccard. L’église, inscrite aux monuments historiques en 1926 et 2009, incarne ainsi près de mille ans d’histoire, mêlant héritage médiéval, reconstructions et art néo-classique.

Les plans de reconstruction furent l’objet de débats entre 1823 et 1837. L’architecte Ernest Melano, après plusieurs refus, vit son second projet retenu en 1837. Les travaux, menés par la commune (propriétaire), donnèrent naissance à un édifice de plan basilical, avec une nef voûtée en berceau et des bas-côtés séparés par des colonnes toscanes. Les écoinçons et les voûtes des chapelles, ornées de scènes comme la Résurrection ou le Jardin des Oliviers, témoignent d’un programme iconographique ambitieux.

Liens externes