Frise chronologique
1131
Première mention écrite
Première mention écrite
1131 (≈ 1131)
Donation à l’abbaye de Moissac.
XVe siècle
Remaniments gothiques
Remaniments gothiques
XVe siècle (≈ 1550)
Ajout de chapelles latérales.
28 avril 1986
Classement MH
Classement MH
28 avril 1986 (≈ 1986)
Inscription monument historique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. C 39) : inscription par arrêté du 28 avril 1986
Personnages clés
| Sainte Anastasie - Sainte patronne |
Reliques vénérées dans l’église. |
| Saint Loup - Saint associé |
Reliques conservées dans l’édifice. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Anastasie, située à Sainte-Anastasie (Cantal), est mentionnée pour la première fois en 1131, date à laquelle elle est cédée à l’abbaye de Moissac. Elle abritait alors les reliques de sainte Anastasie et de saint Loup, attirant pèlerins et fidèles. Son architecture initiale, marquée par une nef à trois travées et un chœur roman à chevet plat, reflète son origine médiévale.
Au XVe siècle, l’édifice subit des remaniements notables, dont l’ajout de chapelles latérales flanquant les deux dernières travées de la nef. Ces chapelles, reconstruites à l’époque moderne, s’inspirent des modèles du XVe siècle. Le chevet extérieur, orné d’une arcature à cinq arcs en plein cintre reposant sur des colonnettes sculptées, témoigne de l’influence artistique de l’époque romane.
Classée monument historique en 1986, l’église illustre l’évolution architecturale et spirituelle de la région. Son histoire est liée à la vénération des reliques, à l’influence monastique de Moissac, et aux transformations successives qui ont façonné son aspect actuel. Les chapiteaux sculptés, représentant masques, feuilles et crosses, ajoutent une dimension artistique remarquable.
La localisation de l’église, dans le village de Sainte-Anastasie (aujourd’hui rattaché à Neussargues en Pinatelle), souligne son rôle central dans la vie communautaire et religieuse du Cantal. Son inscription au titre des monuments historiques en 1986 a permis de préserver ce patrimoine emblématique de l’Auvergne-Rhône-Alpes.