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Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
…
1600
1700
1800
1900
2000
1175
Première reconstruction
Première reconstruction 1175 (≈ 1175)
L'église est reconstruite pour la première fois.
1613
Ordre de reconstruction
Ordre de reconstruction 1613 (≈ 1613)
L'archevêque Gaspard du Laurens ordonne la reconstruction de l'édifice.
1628
Consécration de l'église
Consécration de l'église 1628 (≈ 1628)
L'église est consacrée le jour de la Sainte-Anne, d'où son nouveau vocable.
1805
Rétrocession à la commune
Rétrocession à la commune 1805 (≈ 1805)
L'église est rétrocédée à la commune par décret impérial.
1826
Installation du musée lapidaire
Installation du musée lapidaire 1826 (≈ 1826)
L'église accueille le musée lapidaire d'art païen.
1996
Transfert des collections
Transfert des collections 1996 (≈ 1996)
Les collections du musée lapidaire sont transférées au musée départemental de l'Art Antique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Anne (ancienne) ou Saint-Jean : classement par liste de 1875
Personnages clés
Gaspard du Laurens
Archevêque ayant ordonné la reconstruction de l'église en 1613.
Louis XIII
Roi de France ayant fait un don pour la reconstruction lors de sa visite en 1622.
Origine et histoire de l'Église Sainte-Anne
Située sur la place de la République, à l'angle nord‑ouest avec l'hôtel de ville d'Arles, l'église Sainte‑Anne, anciennement Notre‑Dame‑la‑Principale, fut la première paroisse catholique romaine du centre‑ville. Elle partageait, avec l'église Saint‑Julien, l'accueil des familles les plus riches de la cité. Déjà reconstruite une première fois en 1175, l'édifice menaçait ruine au début du XVIIe siècle ; l'archevêque Gaspard du Laurens en ordonna la reconstruction le 29 août 1613. Consacrée le jour de la Sainte‑Anne en 1628 — d'où son vocable —, elle ne fut réellement achevée qu'autour de 1630. Elle conservait des reliques de sainte Anne dans un buste de vermeil et fut desservie par les oratoriens jusqu'à la Révolution. Après la Révolution, l'église fut désaffectée au profit de Saint‑Trophime qui devint la paroisse du centre‑ville. Rétrocédée à la commune par décret impérial en 1805, elle accueillit en 1826 le musée lapidaire d'art païen, qui y demeura jusqu'au transfert des collections au musée départemental de l'Art Antique en 1996. Depuis lors, l'édifice sert de lieu d'expositions temporaires.
De style ogival, la nef compte cinq travées et est bordée de chapelles latérales surélevées ; le chœur, plus étroit et orienté à l'ouest, s'achève par une abside pentagonale dont la clé de voûte porte les armes de l'archevêque du Laurens. L'édifice ne comporte pas de transept et aucun mobilier d'origine n'a été conservé. La façade principale, sobre et orientée à l'est face à Saint‑Trophime, est coiffée d'un fronton triangulaire surbaissé et d'une corniche à modillons ; sous ce fronton se lisent encore deux blasons martelés à la Révolution, l'un portant autrefois les armes de France — Louis XIII ayant fait, lors de sa visite du 30 octobre 1622, un don pour la reconstruction —, l'autre celles de la ville. Une niche au‑dessus du portail abritait une statue de la Vierge, remplacée par un buste de Minerve lors de l'installation du musée lapidaire. Une porte latérale, au fond de l'impasse Balze et longeant l'ancien palais des Podestats (la partie ouest et la plus ancienne de l'hôtel de ville), donne accès à la face nord de l'abside pentagonale. Aujourd'hui désaffecté, l'intérieur laisse voir la côte sud de la nef, l'arc triomphal menant à l'abside pentagonale, la clé de voûte aux armes de monseigneur du Laurens, ainsi que la moitié est de l'édifice avec sa porte principale et l'accès latéral de l'impasse Balze.
Devenir actuel
Elle sert depuis de lieu d'expositions temporaires.