Frise chronologique
1079
Fondation du prieuré
Fondation du prieuré
1079 (≈ 1079)
Création par les bénédictins de Moissac.
mai-juin 1569
Destruction par les protestants
Destruction par les protestants
mai-juin 1569 (≈ 1569)
Église presque totalement détruite par explosif.
fin XVIe siècle
Reconstruction post-destruction
Reconstruction post-destruction
fin XVIe siècle (≈ 1695)
Rebâtie après les dégâts de 1569.
1890
Travaux sur la coupole
Travaux sur la coupole
1890 (≈ 1890)
Modifications majeures du XIXe siècle.
24 juin 1948
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
24 juin 1948 (≈ 1948)
Protection officielle de l'édifice.
1993–1996
Restauration récente
Restauration récente
1993–1996 (≈ 1995)
Travaux incluant le clocher-mur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Anne (cad. A 357) : inscription par arrêté du 24 juin 1948
Personnages clés
| Bénédictins de Moissac - Fondateurs du prieuré |
Ordre religieux à l'origine du site. |
| Marie (cloche de 1771) - Cloche historique |
Plus ancienne cloche de l'église. |
| Élisabeth (cloche de 2011) - Cloche moderne |
Ajout récente au clocher-mur. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Anne de Sadillac est un édifice roman construit aux XIIe et XIIIe siècles, initialement lié à un prieuré fondé par les bénédictins de l'abbaye de Moissac dès 1079. Ce monument, situé dans le sud de la Dordogne, illustre l'architecture religieuse médiévale avec son chevet hémicirculaire et ses chapiteaux sculptés, dont certains datent du XIIe siècle. L'église fut presque entièrement détruite par les protestants en 1569, puis reconstruite à la fin du XVIe siècle, avant d'être modifiée au XIXe siècle, notamment avec des travaux sur sa coupole en 1890.
L'édifice, inscrit aux monuments historiques en 1948, présente un clocher-mur restauré entre 1993 et 1996, où une baie campanaire fut ajoutée pour s'aligner sur le style régional de Guyenne. À l'intérieur, la nef est accompagnée d'une chapelle latérale, et le chœur, voûté en cul-de-four, abrite des chapiteaux romans finement ouvragés, représentant des motifs animaux et végétaux. Le côté nord des chapiteaux, refait en 1890, contraste avec les originaux du XIIe siècle situés au sud.
Le prieuré, mentionné en 1365 comme dépendant de la châtellenie de Bergerac, laisse des vestiges visibles, dont une tour ronde du XVe siècle adossée à l'église. Le château de Sadillac, construit au XVIe siècle sur les ruines du prieuré, joue un rôle dans l'histoire locale, tandis que les deux cloches de l'église, Marie (1771) et Élisabeth (2011), témoignent de son usage continu à travers les siècles. Les sculptures des chapiteaux, incluant des hippocampes, des serpents, et des colombes, reflètent un symbolisme médiéval riche.
Les sources historiques, comme les travaux de M. Ponceau ou d'Évelyne Bermond-Picot, soulignent l'importance de ce prieuré dans le réseau monastique du Périgord. Les restaurations récentes (1993–1996) ont permis de préserver ce patrimoine, tout en adaptant certains éléments, comme le clocher, pour correspondre aux traditions architecturales régionales. Aujourd'hui, l'église reste un témoignage de l'histoire religieuse et des conflits qui ont marqué le sud-ouest de la France.