Frise chronologique
1194
Première mention écrite
Première mention écrite
1194 (≈ 1194)
Citée comme *Sanctus Baudilius de Somonte*.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman et clocher érigés.
XIVe siècle
Renforcement du clocher
Renforcement du clocher
XIVe siècle (≈ 1450)
Arc brisé ajouté pour stabilité.
1871-1875
Ajout de la nef nord
Ajout de la nef nord
1871-1875 (≈ 1873)
Travaux dirigés par l'architecte Bésiné.
23 décembre 1932
Classement monument historique
Classement monument historique
23 décembre 1932 (≈ 1932)
Inscrite à l'inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : inscription par arrêté du 23 décembre 1932
Personnages clés
| Bésiné - Architecte |
A conçu la nef nord (1871-1875). |
Origine et histoire
L'église Saint-Baudile de Soumont, située dans le département de l'Hérault en région Occitanie, est un exemple remarquable d'architecture romane du XIIe siècle. Construite en pierre de taille, elle se distingue par son chevet semi-circulaire orné d'une corniche moulurée et son portail méridional en plein cintre, flanqué de colonnes aux chapiteaux cubiques. Le clocher, massif et renforcé au XIVe siècle, couronne l'édifice à l'ouest, tandis qu'une nef latérale fut ajoutée au XVIIIe siècle.
L'église est mentionnée pour la première fois en 1194 sous le nom de Sanctus Baudilius de Somonte, confirmant son ancienneté. Son cimetière offre un panorama sur la vallée de la Lergue, et son accès se fait par un escalier reliant la rue Saint-Baudile au portail sud. L'intérieur se compose d'une nef principale de quatre travées voûtée en berceau, accompagnée d'un bas-côté nord terminé par une abside en cul-de-four. Les arcs-doubleaux et les colonnes engagées, typiques de l'art roman, structurent l'espace.
Classée monument historique par arrêté du 23 décembre 1932, l'église appartient à la commune de Soumont. Son architecture mêle des éléments défensifs (contreforts, clocher massif) et décoratifs (arcatures, impostes sculptées), reflétant les influences régionales. Entre 1871 et 1875, l'architecte Bésiné y ajouta une nef nord, marquant la dernière transformation majeure de l'édifice.
Le site, situé entre la rue du Clocher et la rue des Caves, illustre l'évolution d'un lieu de culte médiéval, adapté aux besoins liturgiques et communautaires au fil des siècles. Son statut patrimonial protège aujourd'hui un témoignage rare de l'art roman languedocien, intégrant des modifications gothiques et modernes.