Frise chronologique
1937-1939
Construction de l'église
Construction de l'église
1937-1939 (≈ 1938)
Prototype en acier pour les pays de mission.
14 juin 1990
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 juin 1990 (≈ 1990)
Protection officielle de l'édifice.
1997
Campagne de restauration
Campagne de restauration
1997 (≈ 1997)
Lutte contre la rouille et affaissements.
2015
Achat par Léonore Scherrer
Achat par Léonore Scherrer
2015 (≈ 2015)
Projet avorté de studio funéraire.
2020
Remise en vente
Remise en vente
2020 (≈ 2020)
Nouvelle incertitude sur son avenir.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. AD 254) : classement par arrêté du 14 juin 1990
Personnages clés
| Claude Robbe - Architecte |
Concepteur initial pour les de Wendel. |
| Alphonse Fénaux - Architecte |
Successeur de Robbe sur le projet. |
| Ferdinand Fillod - Ingénieur-constructeur |
Fournisseur des éléments métalliques préfabriqués. |
| Hélène Delaroche - Peintre (carton de verrière) |
Auteure du dessin de sainte Barbe. |
| Nicolas Untersteller - Peintre mural |
Époux de Delaroche, décorateur intérieur. |
| Thierry Algrin - Architecte en chef (MH) |
Dirigea la restauration de 1997. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Barbe de Crusnes, située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est, est une construction métallique exceptionnelle érigée entre 1937 et 1939. Conçue par les architectes Claude Robbe (puis Alphonse Fénaux) pour la société de Wendel — propriétaire des mines de fer locales —, elle fut réalisée par la société Fillod, spécialiste des constructions préfabriquées en acier. Ce prototype devait servir de modèle pour des églises destinées aux pays de mission, mais la Seconde Guerre mondiale en empêcha la production en série. Son ossature en acier et ses murs en tôle peinte, ainsi que ses éléments décoratifs (verrière de sainte Barbe par les ateliers Mauméjean, peintures murales de Nicolas Untersteller), en font un témoignage unique de l’alliance entre industrie et religion.
L’église a subi les affres du temps et de son environnement minier : rouille, affaissement du sol en 1977 (lié à l’exploitation souterraine), et risque de disparition avant sa restauration en 1997 sous la direction de l’architecte Thierry Algrin. Classée Monument Historique en 1990, elle a aussi marqué la culture populaire en apparaissant dans Les Rivières pourpres 2 (2004), où son aspect métallique et son éclairage lugubre renforçaient l’atmosphère du film. Propriété des de Wendel jusqu’aux années 1968, elle fut rétrocédée à la commune avant d’être acquise en 2015 par l’artiste Léonore Scherrer, qui envisagea d’y créer un studio d’enregistrement — projet abandonné avant sa remise en vente en 2020.
Symbole du patrimoine industriel lorrain, l’église Sainte-Barbe illustre l’audace technique de son époque, mêlant fonction religieuse, innovation architecturale et mémoire ouvrière. Son histoire reflète aussi les défis de la préservation des édifices métalliques, vulnérables à la corrosion et aux mouvements de terrain. Aujourd’hui, elle reste un lieu emblématique, à la croisée de l’art, de l’industrie et de la foi, tout en posant la question de sa pérennité face aux changements de propriété et d’usage.
Devenir actuel
Envahie par la rouille, ayant subi l'affaissement du sol comme le village une nuit de 1977, cette église unique au monde menaçait de tomber en ruines et disparaître à jamais. Une campagne de restauration lui a rendu tout son éclat.