Frise chronologique
1818
Ouverture de la fosse
Ouverture de la fosse
1818 (≈ 1818)
Début des travaux miniers par la Compagnie d’Anzin.
1830
Fin de l’extraction
Fin de l’extraction
1830 (≈ 1830)
Arrêt définitif de l’activité charbonnière.
1852
Serrement du puits
Serrement du puits
1852 (≈ 1852)
Puits scellé en vue de sa reconversion.
1853-1854
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
1853-1854 (≈ 1854)
Édification et bénédiction du lieu de culte.
1872
Agrandissements
Agrandissements
1872 (≈ 1872)
Ajout sacristie, fonts baptismaux et tribune.
2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
2009 (≈ 2009)
Protection de l’église et de ses annexes.
30 juin 2012
Inscription Unesco
Inscription Unesco
30 juin 2012 (≈ 2012)
Intégration au patrimoine mondial (site no 13).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église (cad. AH 248) et son annexe (cad. AH 247) , en totalité : classement par arrêté du 23 novembre 2009
Personnages clés
| Paul Castiau - Ingénieur |
Maître d’œuvre de la reconversion. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Barbe de La Sentinelle trouve son origine dans la reconversion d’une fosse minière ouverte en 1818 par la Compagnie des mines d’Anzin. Ce charbonnage, exploité jusqu’en 1830, fut transformé en lieu de culte après le serrement du puits en 1852. Une chapelle y fut construite en 1853 et bénie l’année suivante, marquant le début de sa vocation religieuse. Des travaux d’agrandissement, comme l’ajout d’une sacristie et d’une tribune, furent réalisés en 1872 pour adapter l’édifice à son usage paroissial.
La fosse La Sentinelle, bien que peu productive, acquit une notoriété grâce à cette reconversion unique. Autour d’elle, des cités minières (corons) furent bâties dès 1825 pour loger les ouvriers, formant un ensemble architectural caractéristique du bassin minier. Ces corons, tout comme l’église, furent classés aux monuments historiques en 2009, puis inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco en 2012, reconnaissant leur valeur historique et sociale.
Le site illustre la transition entre l’ère industrielle et la préservation patrimoniale. La tête du puits, matérialisée par Charbonnages de France au XXIe siècle, rappelle son passé minier, tandis que l’église et ses annexes symbolisent l’adaptation des infrastructures à de nouvelles fonctions. L’ingénieur Paul Castiau, mentionné comme maître d’œuvre, contribua à cette transformation, liant ainsi mémoire ouvrière et héritage religieux.
Les inspections annuelles du BRGM et les protections légales soulignent l’importance de ce site, à la fois comme témoignage de l’histoire minière et comme exemple de reconversion architecturale. L’ensemble, incluant le coron de l’Église et le dispensaire voisin, forme un site Unesco (no 13), représentatif du patrimoine industriel et social des Hauts-de-France.