Frise chronologique
1928-1929
Construction de l'église
Construction de l'église
1928-1929 (≈ 1929)
Œuvre de Georges Debut pour les MDPA.
1er décembre 1929
Consécration de l'église
Consécration de l'église
1er décembre 1929 (≈ 1929)
En présence de Mgr Ruch, évêque de Strasbourg.
septembre 1930
Pose de la rosace
Pose de la rosace
septembre 1930 (≈ 1930)
Achèvement des vitraux et décors intérieurs.
1937
Statue de Sainte-Barbe
Statue de Sainte-Barbe
1937 (≈ 1937)
Sculptée par Pierre Klein, peinte par Robert Gall.
21 janvier 1993
Classement monument historique
Classement monument historique
21 janvier 1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l’édifice et de ses décors.
2010
Restauration du chemin de croix
Restauration du chemin de croix
2010 (≈ 2010)
Travaux menés par Francine et François Péquignot.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 62 87) : classement par arrêté du 21 janvier 1993
Personnages clés
| Pierre de Retz - Directeur général des MDPA (1921-1936) |
Commanditaire de l’église pour la cité minière. |
| Georges Debut - Architecte des MDPA |
Concepteur de l’édifice (1928-1929). |
| George Desvallières - Peintre et maître de l’art sacré |
Auteur du chemin de croix et des décors. |
| Marguerite Huré - Vitrailliste |
Réalisatrice des vitraux d’après Desvallières. |
| Pierre Klein - Sculpteur |
Auteur de la statue de Sainte-Barbe (1937). |
| Robert Gall - Peintre et restaurateur |
Collaborateur de Desvallières, restaurateur post-guerre. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Barbe de Wittenheim, classée monument historique depuis 1993, est située rue Bruat dans cette commune du Haut-Rhin. Elle fut construite entre 1928 et 1929 sous l’impulsion de Pierre de Retz, premier directeur général des Mines Domaniales de Potasse d’Alsace (MDPA), pour servir la cité minière Sainte-Barbe. Son architecture, signée par Georges Debut, architecte des MDPA, s’inspire des sanctuaires médiévaux alsaciens et des basiliques paléochrétiennes, avec une prédominance de briques rouges.
La décoration intérieure, confié à George Desvallières, maître de l’art religieux de l’époque, est un ensemble remarquable. Desvallières, alors âgé de 69 ans, réalise le chemin de croix (considéré comme son chef-d’œuvre), le cul-de-four de l’abside (Glorification de Sainte-Barbe), et conçoit les cartons des vitraux exécutés par Marguerite Huré. Ses élèves, Ambroselli et Isorni, peignent les Dix Commandements dans la nef supérieure. La grande rosace du fond est posée en septembre 1930.
L’église abrite également une statue de Sainte-Barbe, sculptée en 1937 par Pierre Klein et peinte par Robert Gall, tous deux liés aux Ateliers d’Art Sacré. Gall, collaborateur de Desvallières, participe aussi à la décoration de la chapelle des fonts baptismaux et supervise la restauration post-Seconde Guerre mondiale. L’édifice, propriété de la commune depuis 1995, a bénéficié en 2010 d’une restauration de son chemin de croix et de son chœur par les spécialistes strasbourgeois Francine et François Péquignot.
Classée monument historique le 21 janvier 1993, l’église illustre l’alliance entre patrimoine industriel et art sacré. Son histoire reflète l’engagement des MDPA dans la vie sociale des mineurs, tout en marquant l’apogée de l’art religieux moderne en Alsace. La cité minière Théodore, dont elle est le centre spirituel, témoigne de l’urbanisme paternaliste des années 1920-1930.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) soulignent son architecture unique, mêlant héritage alsacien et innovations stylistiques, ainsi que la richesse de son iconographie, fruit d’une collaboration entre artistes et industriels. Aujourd’hui, elle reste un symbole du patrimoine culturel et historique du Grand Est.