Frise chronologique
1850
Projet initial de reconstruction
Projet initial de reconstruction
1850 (≈ 1850)
Achat de l’hôtel de Vassal par l’abbé Grenouilheau.
1897
Début des travaux
Début des travaux
1897 (≈ 1897)
Effondrement d’une voûte déclenchant la reconstruction.
1911
Consécration du chœur
Consécration du chœur
1911 (≈ 1911)
Première étape majeure après reprise des travaux.
1924
Achèvement de l’église
Achèvement de l’église
1924 (≈ 1924)
Fin du clocher et du porche sous Gaston Rapin.
1937
Consécration définitive
Consécration définitive
1937 (≈ 1937)
Cérémonie officielle après 40 ans de chantier.
2022
Classement monument historique
Classement monument historique
2022 (≈ 2022)
Protection intégrale de l’édifice par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église Sainte-Catherine, en totalité, située place Sainte-Catherine, sur la parcelle n°292, figurant au cadastre section EW, telle que figurée en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 6 juillet 2022
Personnages clés
| Georges Leygues - Mécène et homme politique |
Finança largement la construction et les décors. |
| Édouard Corroyer - Architecte en chef |
Conçut les plans romano-byzantins initiaux. |
| Lucien Roy - Architecte superviseur |
Dirigea le chantier de 1898 à 1926. |
| Gaston Rapin - Architecte local |
Acheva le clocher et les sacristies. |
| Gabriel-Antoine Barlangue - Peintre décorateur |
Réalisa le Christ en mandorle du chœur. |
| Félix Gaudin - Maître-verrier |
Remonta les vitraux médiévaux dans les bas-côtés. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Catherine de Villeneuve-sur-Lot remplace un édifice médiéval des XIIIe–XVe siècles. Dès 1850, l’abbé Grenouilheau envisage sa reconstruction, acquérant l’hôtel de Vassal puis l’échangeant en 1857 contre une halle municipale. L’architecte Gustave Alaux propose un projet néogothique, mais les travaux sont retardés jusqu’à l’effondrement d’une voûte en 1897. Georges Leygues, maire et député, relance alors le projet en confiant les plans à Édouard Corroyer, architecte des Monuments historiques, qui opte pour un style romano-byzantin. La construction, débutée en 1898 sous la direction de Lucien Roy, progresse par étapes : le chœur est consacré en 1911, malgré des interruptions financières et la Première Guerre mondiale.
Le chantier s’achève vers 1924 sous Gaston Rapin, avec l’ajout d’un clocher inspiré de Saint-Sernin de Toulouse et d’un porche-narthex. Les sacristies sont terminées en 1926. L’église, consacrée en 1937, se distingue par sa structure en brique industrielle, ses coupoles, et ses chapiteaux sculptés s’inspirant de Moissac. Son décor intérieur, financé par Georges Leygues, inclut des peintures de Gabriel-Antoine Barlangue et Maurice Réalier-Dumas, ainsi que des vitraux du XVe–XVIe siècles remontés par Félix Gaudin. L’orgue, partiellement hérité de 1647, est restauré à plusieurs reprises, notamment par Jules Magen en 1874.
Classée monument historique en 2022 (après une inscription en 2020), l’église reçoit aussi le label Patrimoine du XXe siècle en 2007. Son architecture hybride, mêlant néo-byzantin et influences régionales, et son histoire liée aux élites locales (comme Leygues) en font un témoignage marquant de la reconstruction religieuse en Aquitaine au tournant du XXe siècle.