Construction initiale Seconde moitié du XVe siècle (≈ 1575)
Édification de la nef gauche, inspirée des halles de marché et utilisant des techniques de construction navale.
XVIe siècle
Ajout de la nef droite
Ajout de la nef droite XVIe siècle (≈ 1650)
Construction de la nef droite avec une charpente distincte et une voûte en bois plus arrondie.
XIXe siècle
Rénovation du chœur
Rénovation du chœur XIXe siècle (≈ 1865)
Travaux sur les travées du chœur et surélévation de la toiture.
1875
Classement historique
Classement historique 1875 (≈ 1875)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Début du XXe siècle
Construction du porche
Construction du porche Début du XXe siècle (≈ 2004)
Ajout du porche néo-normand remplaçant un portail néo-classique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Catherine : classement par liste de 1875
Personnages clés
Sainte Catherine d'Alexandrie
Sainte patronne de l'église, représentée au-dessus du porche du clocher.
Erasmus Quellinus II
Auteur du Portement de Croix exposé dans l'église.
Origine et histoire de l'Église Sainte-Catherine
L'église Sainte-Catherine, à Honfleur dans le Calvados, est une église catholique remarquable par sa construction essentiellement en bois, particularité très rare en France. Elle se situe près du Vieux Bassin, juste derrière le quai Sainte-Catherine. Elle est dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie, représentée tenant une roue et une épée dans une sculpture en bois placée au‑dessus du porche du clocher séparé des deux nefs. La nef gauche constitue la partie la plus ancienne, datée de la seconde moitié du XVe siècle et bâtie après la guerre de Cent Ans sur le modèle d'une halle de marché. Des éléments empruntés à la construction navale ont été employés, donnant à cette nef l'apparence d'une coque de bateau renversée. Le clocher, élevé à distance de la nef pour limiter les risques d'incendie, attire la foudre en raison de son élévation et de sa position à flanc de colline ; il abrite également une demeure. Au XVIe siècle, la nef droite a été ajoutée ; sa voûte en bois, conforme aux voûtes des modestes églises gothiques, présente une forme plus arrondie et une charpente distincte de la structure navale. Les deux nefs ont été allongées de deux travées et sont encadrées par des bas‑côtés de même longueur, également voûtés en bois. Les « maîtres de hache » des chantiers navals locaux ont réalisé cet ensemble sans recours à la scie, selon une technique ancienne évoquée par des représentations historiques. Les poutres des piliers et des bas‑côtés montrent des longueurs inégales faute de troncs de chêne suffisamment longs ; certaines assises sont en pierre, d'autres en sont dépourvues. Les travées du chœur, reprises au XIXe siècle, sont d'une qualité assez médiocre et leur toiture a été surélevée par rapport aux parties anciennes. L'édifice est partiellement recouvert de bardeaux de châtaignier appelés essentes, formant un essentage. Le porche néo‑normand, construit au début du XXe siècle sur le modèle des porches ruraux de Normandie, remplace un portail monumental néo‑classique du siècle précédent, représenté sur certaines toiles de Jongkind et de Boudin. Le portail sud est de style Renaissance. L'église conserve un orgue classique provenant de la paroisse Saint‑Vincent de Rouen et un balcon Renaissance orné de personnages musiciens. Des vitraux du XIXe siècle décorent les fenêtres orientées vers le chœur, et un Portement de Croix d'Erasmus Quellinus II, de 4,30 m sur 4,30 m, est exposé à l'ouest du chœur. L'édifice, dépourvu de transept, ne comporte pas de chapelles matérialisées dans les bas‑côtés, qui sont uniquement ponctués de statues récentes représentant des saints locaux tels que Marcouf et Thérèse de Lisieux. L'ensemble a été classé au titre des monuments historiques en 1875.