Frise chronologique
XIIe siècle
Chapelle originelle
Chapelle originelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Base dépendant du château de Mauléon.
1575
Destruction partielle
Destruction partielle
1575 (≈ 1575)
Église détruite puis reconstruite ensuite.
1621
Dégâts pendant les conflits religieux
Dégâts pendant les conflits religieux
1621 (≈ 1621)
Endommagée par protestants et catholiques.
1627
Restauration post-conflits
Restauration post-conflits
1627 (≈ 1627)
Remise en état après les dégradations.
1742
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
1742 (≈ 1742)
Extension pour accueillir plus de fidèles.
1765
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
1765 (≈ 1765)
Rehaussé de six mètres environ.
1805
Retour au culte catholique
Retour au culte catholique
1805 (≈ 1805)
Réparations après la Révolution.
1818
Construction façade néo-classique
Construction façade néo-classique
1818 (≈ 1818)
Œuvre de l’architecte Jean Noyé.
1876–1878
Création des vitraux
Création des vitraux
1876–1878 (≈ 1877)
Réalisés par l’atelier Besseyrias de Périgueux.
1893
Décor mural au pochoir
Décor mural au pochoir
1893 (≈ 1893)
Peintures par Millet et Augier.
1988
Classement des vitraux et portail
Classement des vitraux et portail
1988 (≈ 1988)
Inscrits aux Monuments Historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Portail gothique au sud, vitraux (cad. M 159) : inscription par arrêté du 8 juillet 1988
Personnages clés
| Nicolas de la Courbe de Brée - Évêque de Saintes |
Rendit l’église paroisse indépendante. |
| Jean Noyé - Architecte martinais |
Conçut la façade néo-classique en 1818. |
| Millet et Augier - Peintres bordelais |
Auteurs des décors muraux (1893). |
| Atelier Besseyrias - Vitraux (Périgueux) |
Créa les 11 vitraux (1876–1878). |
Origine et histoire
L'église paroissiale Sainte-Catherine-d'Alexandrie, située à La Flotte en Charente-Maritime, trouve ses origines dans une chapelle du XIIe siècle dépendant du château des seigneurs de Mauléon. L’édifice actuel, construit principalement au XVe siècle, a subi de multiples transformations : détruit partiellement en 1575, il fut reconstruit et devint une paroisse indépendante grâce à Nicolas de la Courbe de Brée, évêque de Saintes. Les conflits religieux du XVIIe siècle (1621) endommagèrent à nouveau l’église, nécessitant des réparations en 1627. Au XVIIIe siècle, des agrandissements furent entrepris (1742), incluant la destruction de maisons adjacentes et la surélévation du clocher en 1765.
Pendant la Révolution, l’église fut convertie en temple de la Raison, avant d’être restaurée en 1805 pour retrouver sa fonction cultuelle catholique. La façade actuelle, de style néo-classique, date de 1818, œuvre de l’architecte Jean Noyé. À la fin du XIXe siècle, l’intérieur fut embelli : lambris en anse de panier, peintures murales au pochoir (1893) par Millet et Augier, et vitraux (1876–1878) réalisés par l’atelier Besseyrias de Périgueux. Ces derniers, ainsi que le portail sud gothique, sont protégés depuis 1988 au titre des Monuments Historiques.
Les parties les plus anciennes encore visibles aujourd’hui incluent une portion du mur sud percée d’une porte flamboyante et des travées occidentales sous clocher, datant du XVe siècle. La nef et les bas-côtés, construits vers 1745, se terminent par un chevet plat. L’édifice illustre ainsi plusieurs siècles d’histoire architecturale et religieuse, marqué par des destructions, des reconstructions et des adaptations aux besoins liturgiques et communautaires.
L’église Sainte-Catherine reste un témoignage des évolutions stylistiques et des bouleversements politiques de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’à la Troisième République. Son mobilier et son décor intérieur, préservés depuis le XIXe siècle, reflètent la dévotion populaire et les techniques artisanales de l’époque, comme les vitraux de Besseyrias, caractéristiques de l’art religieux post-révolutionnaire.