Frise chronologique
1273
Attestation de la paroisse
Attestation de la paroisse
1273 (≈ 1273)
Première mention officielle de la paroisse.
1403
Date de la plus ancienne cloche
Date de la plus ancienne cloche
1403 (≈ 1403)
Témoignage d'un lieu de culte antérieur.
1485-1487
Construction de la nef
Construction de la nef
1485-1487 (≈ 1486)
Début des travaux de l'église actuelle.
1500-1504
Achèvement de la tour
Achèvement de la tour
1500-1504 (≈ 1502)
Tour carrée caractéristique de l'édifice.
1539-1542
Construction du chœur
Construction du chœur
1539-1542 (≈ 1541)
Dernière phase majeure du XVIe siècle.
1725-1727
Agrandissement des chapelles latérales
Agrandissement des chapelles latérales
1725-1727 (≈ 1726)
Extensions nord et sud au XVIIIe siècle.
1797
Rétablissement du culte
Rétablissement du culte
1797 (≈ 1797)
Rouverte après la Révolution française.
1795-1846
Télégraphe optique de Chappe
Télégraphe optique de Chappe
1795-1846 (≈ 1821)
Utilisation de la tour pour le télégraphe.
1857-1862
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique
1857-1862 (≈ 1860)
Ajout de fausses voûtes en plâtre.
1964-1970
Restauration et dé-restauration
Restauration et dé-restauration
1964-1970 (≈ 1967)
Retour aux berceaux lambrissés d'origine.
1991
Classement Monument historique
Classement Monument historique
1991 (≈ 1991)
Protection officielle de l'édifice et de sa tour.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Marie-Madeleine (cad. A2 241) : classement par arrêté du 19 octobre 1965
Personnages clés
| Claude Chappe - Inventeur du télégraphe optique |
Utilisa la tour de 1795 à 1846. |
| Jean de Seur - Donateur du tableau de Rubens |
Offrit *Le Martyre de sainte Catherine* en 1615. |
| Pierre Paul Rubens - Peintre flamand |
Auteur du *Martyre de sainte Catherine*. |
| Charles Buisine-Rigot - Sculpteur et menuisier |
Réalisa une grande partie du mobilier. |
| Désiré Buisine - Fondateur des ateliers Buisine |
Ateliers ayant meublé l'église au XIXe. |
| Henri Evaldre - Peintre verrier lillois |
Auteur des vitraux de la nef. |
| Félix Gaudin - Peintre verrier parisien |
Créa le vitrail du chevet. |
| Louis-Marie Cordonnier - Architecte |
Conçut les confessionnaux et le vitrail axial. |
| Gerard Seghers - Peintre flamand |
Auteur des *Docteurs de l'Église*. |
| Victor Mottez - Peintre français |
Réalisa plusieurs tableaux pour l'église. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Catherine, située rue Sainte-Catherine dans le quartier du Vieux-Lille, est une église-halle à trois nefs de même hauteur, dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie. Classée Monument historique en 1991, elle est un exemple remarquable d'architecture gothique flamboyant. Son origine remonte à une paroisse constituée au XIIIe siècle sur les jardins des chanoines de la collégiale Saint-Pierre, dans l'ancien faubourg de Weppes. L'existence de la paroisse est attestée depuis 1273, et la plus ancienne cloche porte la date de 1403.
La construction de l'église actuelle débute à la fin du XVe siècle, avec la nef érigée entre 1485 et 1487, la tour entre 1500 et 1504, et le chœur entre 1539 et 1542. Les chapelles latérales sont agrandies au XVIIIe siècle, en 1725 côté nord et entre 1726 et 1727 côté sud. Transformée en grange pendant la Révolution, elle perd une grande partie de son mobilier, avant d'être rendue au culte en 1797. Elle est ensuite remeublée et restaurée au XIXe siècle, notamment avec des fausses voûtes d'ogives en plâtre entre 1857 et 1862, puis restaurée dans les années 1960.
L'église abrite un riche mobilier, principalement réalisé par les ateliers Buisine de Lille au XIXe siècle, dont la chaire (1840), le banc d'œuvre (1850-1851), les statues de Saint Pierre et Saint Paul (1855), les cloisons murales du chœur et de la nef (1857-1870), les stalles (1877), et les confessionnaux (1895-1900). Elle possède également des vitraux d'Henri Evaldre et Félix Gaudin, ainsi que des peintures de Gerard Seghers, Victor Mottez, et Pierre-Joseph Witdoeck. L'orgue, dont le buffet date de 1644, est un autre élément remarquable.
L'église a joué un rôle historique notable : sa tour a accueilli le télégraphe optique de Claude Chappe de 1795 à 1846 et a servi de vigie jusqu'en 1891. Elle conserve aussi une reproduction du tableau Le Martyre de sainte Catherine de Pierre Paul Rubens, originellement présenté dans l'église avant d'être transféré au Palais des Beaux-Arts de Lille. Ce tableau avait été offert à l'église en 1615 par Jean de Seur, un paroissien influent.
L'édifice est caractérisé par son plan à trois vaisseaux de quatre travées, précédés d'une tour carrée. Les plafonds en berceau lambrissé, à liernes et nervures secondaires, ont été restaurés dans les années 1960 pour retrouver leur aspect d'origine. Les arcades en arcs brisés reposent sur des piles et colonnes de grès, et l'absence de voûte explique l'implantation irrégulière des contreforts.
L'église Sainte-Catherine reste un lieu de culte actif et un témoignage architectural majeur de l'histoire de Lille, alliant éléments médiévaux et restaurations des XIXe et XXe siècles. Son mobilier, ses vitraux et ses peintures en font un site patrimonial riche et diversifié, reflétant l'évolution artistique et religieuse de la région.