Frise chronologique
XIIe siècle
Fondation romane
Fondation romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Construction de la tour et des trois premiers étages.
1710
Création du vicariat de Colroy-Lubine
Création du vicariat de Colroy-Lubine
1710 (≈ 1710)
Réorganisation des paroisses locales.
1712
Surélévation du clocher
Surélévation du clocher
1712 (≈ 1712)
Ajout du double bulbe et début des travaux.
1718
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1718 (≈ 1718)
Baptême des nouvelles cloches.
30 janvier 1995
Classement du clocher
Classement du clocher
30 janvier 1995 (≈ 1995)
Protection au titre des monuments historiques.
1995
Restauration du dôme
Restauration du dôme
1995 (≈ 1995)
Bardeaux de châtaignier remplaçant l’ardoise.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. B 345) : classement par arrêté du 30 janvier 1995
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Catherine de Provenchères-sur-Fave, située dans les Vosges, est un édifice d'origine romane dont la tour du XIIe siècle a été préservée. Fondée au Moyen Âge, elle fut profondément remaniée au début du XVIIIe siècle, avec une reconstruction de la nef et une surélévation du clocher en 1712, coiffé d’un double bulbe caractéristique. Ce clocher, classé monument historique en 1995, symbolise la transition entre les styles roman et baroque lorrain.
La nef, initialement située à l’ouest de la tour, fut déplacée à l’est lors des travaux du XVIIIe siècle, transformant la tour en porche. Les baies romanes du troisième étage, partiellement murées, témoignent de cette évolution. Le porche néo-classique, la tribune en fonte (1894) et l’orgue (classé IM88003808) reflètent les ajouts des XIXe et XXe siècles, marqués par des restaurations post-guerres (verrières, statues, horloge).
L’église desservait historiquement plusieurs communes du canton, dont Provenchères, Le Beulay, et temporairement La Grande-Fosse jusqu’au XIXe siècle. Son rôle central dans la vie religieuse locale déclina après la Révolution, avec la création de vicariats indépendants comme celui de Colroy-Lubine en 1710. Les dommages subis pendant les conflits mondiaux (verrières, orgue, statues) firent l’objet de restaurations, dont celle du dôme en bardeaux de châtaignier en 1995.
Architecturalement, l’édifice allie une nef rectangulaire, un chœur pentagonal voûté d’arêtes, et une sacristie surélevée en 1896. La chapelle latérale, ajoutée ultérieurement, complète cet ensemble. Les matériaux traditionnels (tuiles mécaniques, bardeaux de chêne puis d’ardoise) et les éléments décoratifs (peintures murales, vitraux) illustrent les adaptations successives aux besoins liturgiques et aux styles artistiques.
Classée partiellement (clocher) depuis 1995, l’église reste propriété communale. Son double bulbe à lanternon, visible de loin, constitue un repère patrimonial du Pays des Abbés et un exemple remarquable de l’architecture religieuse lorraine, mêlant héritage médiéval et influences baroques. Les objets mobiliers classés (orgue, statues, horloge) enrichissent sa valeur historique et culturelle.