Frise chronologique
1368
Fondation présumée
Fondation présumée
1368 (≈ 1368)
Origine romane de l'église
29 juin 1684
Décès de Jean-Baptiste de Strambino
Décès de Jean-Baptiste de Strambino
29 juin 1684 (≈ 1684)
Évêque de Lausanne inhumé ici
1694-1696
Reconstruction majeure
Reconstruction majeure
1694-1696 (≈ 1695)
Style renaissance italienne adopté
6 novembre 1939
Inscription MH
Inscription MH
6 novembre 1939 (≈ 1939)
Protection du monument entier
1999
Restauration façade et clocher
Restauration façade et clocher
1999 (≈ 1999)
Travaux de préservation modernes
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 6 novembre 1939
Personnages clés
| Jean-Baptiste de Strambino - Évêque et comte de Lausanne |
Pierre tombale classée dans l'église |
| Catherine d'Alexandrie - Sainte patronne |
Dédicace de l'édifice religieux |
Origine et histoire
L’église Sainte-Catherine des Hôpitaux-Neufs, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines au XIVe siècle avec une fondation présumée en 1368. Bien que d’architecture romane à l’origine, elle fut profondément transformée au XVIIe siècle dans un style renaissance italienne, puis reconstruite entre 1694 et 1696. Son clocher-porche, surmonté d’une flèche octogonale, et son intérieur baroque témoignent de cette période de rénovation majeure. L’édifice, dédié à Catherine d’Alexandrie, fut inscrit au titre des monuments historiques le 6 novembre 1939, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale.
Jusqu’au concordat de 1801, la paroisse dépendait du diocèse de Lausanne, un héritage visible à travers certains éléments du mobilier, comme la Vierge à l’Enfant représentant Notre-Dame de Lausanne. Après 1801, l’église fut rattachée au diocèse de Besançon et intègre aujourd’hui la paroisse de Mouthe. Son mobilier, exceptionnellement riche, compte plusieurs pièces classées : un retable baroque des fonts baptismaux, un maître-autel doré aux colonnes torses, et 34 bancs sculptés du XVIIe siècle. Une pierre tombale du XVIIe siècle, celle de Jean-Baptiste de Strambino, évêque de Lausanne mort en 1684, y est également conservée.
Les dernières restaurations datent de 1999, avec un nettoyage des façades et une rénovation complète du clocher. Ces travaux ont permis de préserver l’intégrité de ce patrimoine, tout en soulignant son rôle central dans la vie religieuse et communautaire locale. L’église reste un exemple remarquable de l’influence des styles italiens en Franche-Comté, tout en incarnant les évolutions historiques et ecclésiastiques de la région.