Frise chronologique
1087
Fondation du prieuré-cure
Fondation du prieuré-cure
1087 (≈ 1087)
Don à l’abbaye Saint-Aubin d’Angers
1703
Reconstruction du portail
Reconstruction du portail
1703 (≈ 1703)
Par René Baillif (aujourd’hui détruit)
1859-1862
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
1859-1862 (≈ 1861)
Par l’architecte Paul Lemesle
1972
Destruction de la flèche
Destruction de la flèche
1972 (≈ 1972)
Remplacée par un toit en pavillon
8 octobre 2007
Classement monument historique
Classement monument historique
8 octobre 2007 (≈ 2007)
Inscription de l’église en totalité
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AS 31) : inscription par arrêté du 8 octobre 2007
Personnages clés
| Jean, seigneur de La Flèche - Donateur du prieuré |
Cède le prieuré à Saint-Aubin en 1087 |
| René Baillif - Architecte fléchois |
Reconstruit le portail en 1703 |
| Paul Lemesle - Architecte diocésain |
Reconstruit l’église (1859-1862) |
| Louis Renouard - Peintre décorateur |
Auteur du chemin de croix géant |
Origine et histoire
L’église Sainte-Colombe de La Flèche, située dans le département de la Sarthe en Pays de la Loire, trouve ses origines au XIe siècle. Dès 1087, un prieuré-cure est mentionné à cet emplacement, donné à l’abbaye bénédictine Saint-Aubin d’Angers par Jean, seigneur de La Flèche. Ce prieuré, remanié aux XVe-XVIe siècles puis au XVIIIe, fut intégré à la commune de La Flèche en 1866 après la fusion avec l’ancienne commune de Sainte-Colombe.
L’édifice actuel, de style néo-gothique, fut entièrement reconstruit entre 1859 et 1862 par l’architecte Paul Lemesle, sur un plan à nef unique et transept. Une décennie plus tard, l’intérieur fut orné d’un programme iconographique monumental, incluant un chemin de croix géant peint par Louis Renouard dans un style inspiré du XIIIe siècle. Les vitraux, signés des ateliers Fialeix et Lobin, complètent ce décor.
Le clocher, initialement surmonté d’une flèche en maçonnerie, perdit cette dernière en 1972, remplacée par un toit en pavillon. L’église, propriété communale, est classée monument historique depuis le 8 octobre 2007. Son histoire reflète les évolutions architecturales et religieuses de la région, depuis le Moyen Âge jusqu’aux restaurations modernes.
Le prieuré adjacent, partiellement conservé, témoigne des transformations successives : charpente médiévale, aménagements du XVIIIe siècle (cheminées, baies), et surélévations du XIXe. Un portail reconstruit en 1703 par l’architecte René Baillif, aujourd’hui disparu, illustre les adaptations locales avant la reconstruction totale par Lemesle.