Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Clocher-mur Eglise Eglise romane

Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras

    D411
    47120 Sainte-Colombe-de-Duras
Propriété de la commune
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-de-Duras
Crédit photo : Henry Salomé - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction initiale
XVIe siècle
Réaménagement
XIXe siècle
Modifications
1926
Classement partiel
9 février 2009
Inscription totale
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

L'église en totalité (cad. AE 27) : inscription par arrêté du 9 février 2009

Personnages clés

Pierre Dubourg-Noves - Historien de l'art A étudié l'église dans *Guyenne romane*.
Georges Tholin - Architecte-historien A analysé son architecture dans *Études sur l'Agenais*.
Magdeleine Ferry - Spécialiste du roman A documenté ses portes dans *Revue de l'Agenais*.

Origine et histoire

L'église Sainte-Colombe, située dans le village de Sainte-Colombe-de-Duras en Lot-et-Garonne, est un édifice religieux d'origine romane construit au XIIe siècle. Elle se distingue par son clocher-mur occidental et son chevet semi-circulaire, caractéristiques de l'architecture romane régionale. Le portail sud, orné de deux rouleaux en plein cintre et d'un tympan échancré, témoigne de la qualité artistique de cette période. Les chapiteaux historiés, comme celui représentant le sacrifice d'Abraham, soulignent son importance patrimoniale.

Réaménagée aux XVIe et XIXe siècles, l'église a perdu sa voûte en cul-de-four et sa charpente romane d'origine, remplacées par des structures plus récentes. Le chœur, rythmé par des arcatures, conserve cependant des traces de son décor médiéval. Le portail, classé dès 1926, a précédé l'inscription totale du monument en 2009 au titre des monuments historiques. Son plan rectangulaire et son abside semi-circulaire en font un exemple représentatif du patrimoine religieux aquitain.

L'édifice s'inscrit dans un contexte rural marqué par l'histoire du Pays de Duras, où les églises paroissiales jouaient un rôle central dans la vie communautaire. La présence de modillons sculptés et de colonnes à chapiteaux fouillés suggère une influence des ateliers régionaux, comme ceux étudiés par Georges Tholin ou Magdeleine Ferry dans leurs travaux sur l'architecture religieuse agenaise. Aujourd'hui, l'église reste un lieu de culte et un témoin des évolutions architecturales sur près de neuf siècles.

Les sources historiques, notamment les études de Pierre Dubourg-Noves (Guyenne romane) et les archives de la DRAC Aquitaine, soulignent son intérêt pour l'histoire de l'art roman en Nouvelle-Aquitaine. Son portail, décrit comme un chef-d'œuvre du XIIe siècle, attire l'attention des spécialistes pour ses clés pendantes ornées et ses ouvertures en demi-cercle, éléments rares dans la région.

Liens externes