Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de l'abside romane
Construction de l'abside romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Voûtée en cul-de-four avec travée en berceau
XVe siècle
Construction de la nef
Construction de la nef
XVe siècle (≈ 1550)
Quatre travées avec bas-côté nord
1600–1699
Refonte de la flèche
Refonte de la flèche
1600–1699 (≈ 1650)
Flèche en pierre du clocher
1893
Installation d'un vitrail
Installation d'un vitrail
1893 (≈ 1893)
Saint Louis de Gonzague par Étienne et Mouilleron
7 janvier 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
7 janvier 1926 (≈ 1926)
Inscription par arrêté ministériel
fin XIXe siècle
Pose des vitraux
Pose des vitraux
fin XIXe siècle (≈ 1995)
Ateliers Goussard, Gesta, et autres
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 7 janvier 1926
Personnages clés
| Sainte Colombe de Sens - Sainte patronne |
Dédicataire de l’église, origine du nom |
| Henri L. V. Gesta fils - Artisan verrier |
Auteur de vitraux (sainte Élisabeth, Jeanne d’Arc) |
| Maison Goussard de Condom - Atelier de vitraux |
Réalisateur du vitrail de la Résurrection |
| Étienne et Mouilleron - Maîtres verriers |
Vitrail de saint Louis de Gonzague (1893) |
| Anne-Marie Labit - Historienne |
Auteure d’un dictionnaire des églises (1967) |
| Georges Tholin - Architecte-historien |
Études sur l’architecture religieuse de l’Agenais (1874) |
Origine et histoire
L'église Sainte-Colombe de Sainte-Colombe-en-Bruilhois, située dans le département de Lot-et-Garonne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice catholique dédié à sainte Colombe de Sens. Son architecture mêle deux époques distinctes : une abside romane du XIIe siècle, voûtée en cul-de-four et précédée d’une travée en berceau brisé, et une nef du XVe siècle, composée de quatre travées avec un bas-côté nord. Un arc triomphal massif sépare l’abside de la nef, tandis que des éléments Renaissance, visibles dans les détails stylistiques et les raccords extérieurs, témoignent de modifications ultérieures.
Le clocher, caractéristique de l’édifice, repose sur une base quadrangulaire surmontée d’une tour octogonale coiffée d’une flèche en pierre refaite au XVIIe siècle. Une tourelle latérale abrite l’escalier menant au clocher. À l’intérieur, les vitraux du XIXe siècle, signés par des ateliers renommés comme Goussard de Condom ou Gesta fils de Toulouse, illustrent des scènes religieuses, dont la Résurrection du Christ ou les figures de sainte Élisabeth et sainte Jeanne d’Arc. Ces ajouts tardifs contrastent avec l’austérité militaire des façades extérieures, encore partiellement enfermées dans une enceinte médiévale.
Classée Monument Historique par arrêté du 7 janvier 1926, l’église est propriété de la commune. Son histoire est documentée dans des ouvrages locaux, comme ceux d’Anne-Marie Labit ou Georges Tholin, qui soulignent son rôle dans le patrimoine religieux de l’Agenais. Les chapiteaux ornés de grotesques et d’animaux, ainsi que les voûtes à liernes et tiercerons des travées de la nef, attestent de son évolution architecturale entre Moyen Âge et Renaissance.
Les vitraux, installés à la fin du XIXe siècle, proviennent de plusieurs ateliers. La maison Goussard de Condom a réalisé celui de la Résurrection du Christ, tandis que l’atelier Gesta fils de Toulouse a signé les vitraux de sainte Élisabeth et sainte Jeanne d’Arc. Un troisième vitrail, représentant saint Louis de Gonzague, a été exécuté en 1893 par l’atelier Étienne et Mouilleron de Bar-le-Duc. D’autres vitraux, non signés, sont attribués à Gesta fils, illustrant l’importance de cet artisan dans la décoration de l’édifice.
L’église Sainte-Colombe conserve également des traces de son enceinte médiévale, avec un puits banal situé devant sa façade occidentale. Ce détail, associé à la sobriété des murs extérieurs, évoque son rôle central dans la vie communautaire du bourg, entre lieu de culte et espace fortifié. Les sources historiques, comme les travaux du commandant Labouche ou les études de Tholin, complètent la compréhension de ce monument, reflet des transformations architecturales et sociales de la région.