Frise chronologique
1175
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
1175 (≈ 1175)
Début de la construction de l'église.
1192
Dédicace de l'église
Dédicace de l'église
1192 (≈ 1192)
Consécration de l'édifice roman poitevin.
vers 1835
Destruction partielle
Destruction partielle
vers 1835 (≈ 1835)
Réduction à une travée pour le pont.
1860-1880 (XIXe siècle)
Modifications majeures
Modifications majeures
1860-1880 (XIXe siècle) (≈ 1870)
Voûte en bois, fenêtre en tiers-point ajoutées.
28 avril 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
28 avril 1926 (≈ 1926)
Protection de la façade occidentale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façade occidentale : inscription par arrêté du 28 avril 1926
Personnages clés
| Isenbert Ier - Évêque de Poitiers |
Fonda l'abbaye à la fin XIe. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Croix d'Angles-sur-l'Anglin est l'unique travée subsistante d'une ancienne église abbatiale, détruite vers 1835. Cet édifice appartenait à une abbaye fondée à la fin du XIe siècle par Isenbert Ier, évêque de Poitiers. La construction de l'église débuta en 1175, avec une dédicace en 1192, dans un style roman poitevin. À l'origine, elle présentait un plan en croix latine, incluant une nef de deux travées, un transept avec chapelles, et un chœur.
La façade occidentale, très régulière, arbore un portail principal encadré de deux faux portails, surmonté de fenêtres géminées et d'un fronton percé. Les ornements incluent des chapiteaux à crochets et des guirlandes de feuillage. Au XIXe siècle, l'église fut réduite à une seule travée, avec l'ajout d'une fenêtre en arc brisé au mur du fond. Les voûtes d'origine, en berceau ou plein cintre, furent remplacées par une charpente en bois.
Le chevet, le transept et une partie de la nef furent détruits lors de la construction d'un pont et de sa voie d'accès au XIXe siècle. Aujourd'hui, seuls subsistent une travée de la nef et la façade occidentale, classée Monument Historique en 1926. Les bâtiments conventuels, mal connus, ont probablement disparu. La façade occidentale est protégée depuis 1926.