Frise chronologique
XIe siècle
Fondation bénédictine
Fondation bénédictine
XIe siècle (≈ 1150)
Commande initiale par des moines bénédictins.
XIIe–XIIIe siècle
Peintures murales
Peintures murales
XIIe–XIIIe siècle (≈ 1350)
Réalisation des décors dans le chœur.
1558
Incendie partiel
Incendie partiel
1558 (≈ 1558)
Dégâts lors des guerres de religion.
18 août 1634
Exécution d'Urbain Grandier
Exécution d'Urbain Grandier
18 août 1634 (≈ 1634)
Bûcher sur la place Sainte-Croix.
1889
Restauration de la nef
Restauration de la nef
1889 (≈ 1889)
Charpente Eiffel après effondrement.
1955
Classement MH
Classement MH
1955 (≈ 1955)
Protection du chœur et du transept.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Choeur et transept : classement par arrêté du 15 avril 1955 ; Parties médiévales subsistantes de l'ancienne nef (cad. AN 621) : inscription par arrêté du 13 mars 1992
Personnages clés
| Urbain Grandier - Prêtre accusé de sorcellerie |
Brûlé devant l'église en 1634. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Croix de Loudun est une ancienne collégiale romane fondée au XIe siècle par des moines bénédictins. Ses peintures murales, datées entre les XIIe et XIIIe siècles, subsistent encore dans le transept et le chœur malgré les dommages subis au fil des siècles. L'édifice, partiellement incendié en 1558 lors des guerres de religion, fut reconstruit et devint un lieu emblématique des tensions religieuses.
Au XVIIe siècle, l'église fut le théâtre des exorcismes des possédées de Loudun, un épisode marquant de l'histoire religieuse française. C'est devant cette collégiale qu'Urbain Grandier, accusé de sorcellerie, fut brûlé vif le 18 août 1634. Après la Révolution, vendue comme bien national, elle servit de marché couvert jusqu'en 1991 sous le nom de Marchés Sainte-Croix.
En 1889, l'effondrement de la nef, dû à un manque d'entretien, conduisit à sa restauration avec une charpente de type Eiffel, issue de l'Exposition universelle de Paris. Classée monument historique en 1955 (chœur et transept) puis inscrite en 1992 pour ses vestiges médiévaux, l'église est aujourd'hui un espace culturel, l'espace Sainte-Croix, accueillant expositions, concerts et événements locaux.
Son architecture mêle ainsi héritage roman, transformations post-incendie, et ajouts du XIXe siècle. Les peintures murales, bien que fragmentaires, restent un témoignage rare de la décoration religieuse médiévale en Poitou. La place Sainte-Croix, qui lui fait face, perpétue quant à elle la mémoire d'Urbain Grandier et des drames qui s'y sont déroulés.