Frise chronologique
XIIe-XIIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIIe-XIIIe siècles (≈ 1350)
Église des convers puis abbatiale.
XIIIe siècle
Chœur et transept
Chœur et transept
XIIIe siècle (≈ 1350)
Agrandissements gothiques majeurs.
1828
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1828 (≈ 1828)
Tour actuelle par Devaux (Dijon).
18 août 1987
Classement MH
Classement MH
18 août 1987 (≈ 1987)
Inscription à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Sainte-Croix (cad. AB 115) : inscription par arrêté du 18 août 1987
Personnages clés
| Robert de Molesme - Fondateur cistercien |
Lié à l’abbaye et l’ordre. |
| Marie-Amélie - Reine de France |
Donatrice d’une *Pietà*. |
| Bertrand Vivin - Artiste verrier |
Auteur des vitraux contemporains. |
| Pierre-Alain Parot - Maître-verrier |
Réalisateur des vitraux (ateliers d’Aiserey). |
| Devaux - Architecte dijonnais |
Reconstructeur du clocher (1828). |
Origine et histoire
L'église Sainte-Croix de Molesme, située dans le département de la Côte-d'Or en Bourgogne-Franche-Comté, fut construite aux XIIe et XIIIe siècles comme église des convers, en limite de la clôture de l’abbaye Notre-Dame de Molesme. Après l’incendie de l’abbatiale d’origine, elle en prit la fonction, devenant ainsi le cœur spirituel du monastère. Son architecture combine des éléments roman et gothique, avec cinq travées doubles, des bas-côtés, et un chœur éclairé par des vitraux, dont certains contemporains signés Bertrand Vivin.
La façade, dotée d’un clocher-porche, fut refaite au XIXe siècle lors de la Restauration. À l’intérieur, une statuaire riche illustre l’art burgondo-champenois, avec des œuvres comme une Pietà offerte par la reine Marie-Amélie ou une Éducation de la Vierge du XVIe siècle. Les vitraux modernes célèbrent les fondateurs de l’ordre cistercien partis de Molesme : Robert de Molesme, Albéric, Étienne Harding et Bruno de Cologne. L’orgue et les reliquaires, dont la chasse de saint Robert, témoignent de son rôle religieux majeur.
Classée à l’inventaire des monuments historiques en 1987, l’église conserve aussi des dalles funéraires, des piscines liturgiques et des bannières de procession. Son mobilier reflète à la fois son passé médiéval et son évolution aux XVIIIe et XIXe siècles, avec des tableaux comme L’Adoration des bergers ou La Déploration sur le Christ mort. Le chœur et le transept, construits au XIIIe siècle, contrastent avec la nef achevée plus tardivement, au XIVe siècle.
Le clocher actuel, érigé vers 1828 par l’architecte Devaux de Dijon, remplace une structure plus ancienne. Les vitraux contemporains, réalisés par Pierre-Alain Parot, s’intègrent à un édifice où se mêlent styles et époques. Propriété de la commune, l’église reste un lieu de mémoire pour l’ordre cistercien, né en ces lieux avant d’essaimer en Europe.
Son inscription comme monument historique souligne sa valeur patrimoniale, tant pour son architecture que pour son mobilier. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son importance dans l’histoire religieuse bourguignonne, entre héritage médiéval et restaurations modernes. La rue Saint-Robert, où elle se dresse, rappelle son lien avec Robert de Molesme, figure centrale de sa fondation.