Frise chronologique
1080
Fondation de l'église
Fondation de l'église
1080 (≈ 1080)
Première pierre posée par Amat, évêque d’Oloron.
1102
Construction de la cathédrale Sainte-Marie
Construction de la cathédrale Sainte-Marie
1102 (≈ 1102)
Sainte-Croix n’est plus la seule église majeure.
1569
Transformation en temple protestant
Transformation en temple protestant
1569 (≈ 1569)
Période des guerres de Religion.
1621
Retour au culte catholique
Retour au culte catholique
1621 (≈ 1621)
Rendue par les Cordeliers.
1846
Classement monument historique
Classement monument historique
1846 (≈ 1846)
État dégradé avant restauration.
XIXe siècle
Restauration par l’abbé Menjoulet
Restauration par l’abbé Menjoulet
XIXe siècle (≈ 1865)
Agrandissement et suppression du portail néo-roman.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Croix : classement par liste de 1846
Personnages clés
| Amat - Évêque d’Oloron puis archevêque de Bordeaux |
Pose la première pierre en 1080. |
| Odon de Bénac - Abbé de Saint-Pé-de-Bigorre |
Supervise l’achèvement de l’église. |
| Abbé Menjoulet - Curé et historien (XIXe siècle) |
Dirige la restauration et l’agrandissement. |
| Jean Dartigacave - Sculpteur baroque (Lescar) |
Auteur du retable classé (1708). |
| Romain Cazes - Peintre d’histoire (élève d’Ingres) |
Réalise des fresques bibliques (XIXe). |
Origine et histoire
L’église Sainte-Croix, située à Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), est fondée en 1080 par Amat, évêque d’Oloron, sur l’emplacement d’une basilique disparue. Elle devient l’église paroissiale de la ville féodale de Sainte-Croix, avant la construction de la cathédrale Sainte-Marie en 1102. Les chanoines, soumis à la règle des Augustins, achèvent l’édifice sous l’abbatiat d’Odon de Bénac, successeur d’Amat. Transformée en temple protestant en 1569, elle est restituée au culte catholique en 1621 par les Cordeliers.
Classée monument historique en 1846 alors en mauvais état, l’église est restaurée au XIXe siècle par l’abbé Menjoulet, son curé et historien. Ce dernier entreprend son agrandissement et la suppression d’un portail néo-roman ajouté à la façade occidentale, pour retrouver son architecture romane originale. La nef, voûtée en berceau, et les collatéraux conservent des chapiteaux romans à motifs végétaux ou bibliques, partiellement repeints au XIXe siècle.
L’édifice mêle influences bénédictine et mozarabe, visible dans sa coupole à nervures inspirée de l’Aljaferia de Saragosse ou de la mosquée de Cordoue. Le transept, surmonté d’un clocher, abrite un retable baroque espagnol classé en 1959, œuvre de Jean Dartigacave (1708). Des pierres tombales des XVIIe et XVIIIe siècles, découvertes en 1986, jonchent le sol. Les peintures murales du XIXe siècle, signées Bertrand Bernard et Romain Cazes, illustrent des scènes bibliques comme la Passion ou le Jugement dernier.
L’église Sainte-Croix incarne l’histoire religieuse mouvementée d’Oloron, marquée par les conflits entre catholiques et protestants, les restaurations successives et son rôle central dans la vie spirituelle locale depuis le Moyen Âge. Son mobilier, comme la chaire et les stalles de Raymond Diumidou (1717), témoigne de son riche patrimoine artistique.