Fondation du monastère VIe siècle (≈ 650)
Le monastère est fondé par Sainte-Radégonde.
855
Première mention du monastère
Première mention du monastère 855 (≈ 855)
Le monastère est mentionné dans des textes historiques.
1079
Don à l'abbaye de Bourgueil
Don à l'abbaye de Bourgueil 1079 (≈ 1079)
Le monastère est donné à l'abbaye de Bourgueil.
Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle (≈ 1195)
L'église est édifiée pour remplacer la chapelle primitive.
1203
Création de la paroisse
Création de la paroisse 1203 (≈ 1203)
La paroisse Sainte-Croix est créée.
Seconde moitié du XIIe siècle
Voûte angevine
Voûte angevine Seconde moitié du XIIe siècle (≈ 1275)
La première travée de la nef est couverte d'une voûte angevine.
XIIIe siècle
Voûte en croisée d'ogives
Voûte en croisée d'ogives XIIIe siècle (≈ 1350)
La seconde travée reçoit une voûte en croisée d'ogives.
1483
Chapelle Jean Berthelot
Chapelle Jean Berthelot 1483 (≈ 1483)
Aménagement d'une chapelle pour Jean Berthelot dans le croisillon sud.
XVe siècle
Ajout d'un collatéral
Ajout d'un collatéral XVe siècle (≈ 1550)
Un collatéral est ajouté au sud pour prolonger la nef.
1782
Vente de l'édifice
Vente de l'édifice 1782 (≈ 1782)
L'édifice est vendu et converti en magasins commerciaux.
1888
Façade néo-Renaissance
Façade néo-Renaissance 1888 (≈ 1888)
Une façade néo-Renaissance est édifiée devant le croisillon sud.
19 décembre 1939
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 19 décembre 1939 (≈ 1939)
L'église est partiellement inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église, à l'exception des murs de façade moderne élevés au Sud, des planchers et des cloisons qui divisent l'édifice : inscription par arrêté du 19 décembre 1939
Personnages clés
Sainte-Radégonde
Fondatrice du monastère au VIe siècle.
Jean Berthelot
Personnage pour qui une chapelle est aménagée en 1483.
Origine et histoire de l'Église Sainte-Croix
L'ancienne église Sainte-Croix de Tours, située dans le Vieux-Tours entre la rue de Châteauneuf et la rue Henri-Royer, est orientée avec le chœur à l'est. Le monastère, fondé par Sainte-Radégonde au VIe siècle, est mentionné dès 855 et donné à l'abbaye de Bourgueil en 1079. La paroisse Sainte-Croix est créée en 1203 et supprimée entre 1781 et 1782. L'église qui remplace la chapelle primitive est édifiée à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle ; la plus grande partie du mur nord date de cette période. L'édifice comprenait une nef dont subsistent trois travées ; la première fut couverte d'une voûte angevine dans la seconde moitié du XIIe siècle et la seconde reçut, au XIIIe siècle, une voûte en croisée d'ogives. Le chevet est plat et aveugle. Une arcade relie la seconde travée au nord à un croisillon du XIIe siècle, qui abrite une petite chapelle voûtée de style angevin ayant remplacé une absidiole romane. Le croisillon nord communique, vers le nord, avec une salle voûtée du XVe siècle dépendant d'un hôtel voisin. À la fin du XVe siècle, un collatéral fut ajouté au sud pour prolonger la nef et remplacer l'aile méridionale du transept ; il n'en subsiste que la dernière travée et les voûtes du croisillon sud ont été détruites à une date incertaine. Les archives signalent en 1483 l'aménagement d'une chapelle pour Jean Berthelot dans le croisillon sud. La façade occidentale a disparu lors de la construction d'un bâtiment postérieur et, dès le XVe siècle, une annexe du presbytère masquait déjà cette façade ; d'autres constructions récentes s'appuient encore sur les murs de l'église. Après la suppression de la paroisse, l'édifice fut vendu en 1782 et converti en magasins commerciaux. En 1888, un alignement a dégagé le sud de l'église et une façade néo-Renaissance fut édifiée devant le croisillon sud. Hormis sa façade sud, ses planchers et ses cloisons internes, l'église est partiellement inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 19 décembre 1939 ; la cure, contiguë au mur gouttereau nord, est également inscrite. L'ensemble conserve des voûtes et des piles romanes et gothiques résultant des campagnes aux XIIe et XIIIe siècles, tandis que des interventions des XVe et XIXe siècles témoignent des remaniements successifs.