Construction initiale XIe siècle (≈ 1150)
Vestiges d'un édifice plus ancien servant de base.
XIIe siècle
Construction principale
Construction principale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de la nef, du clocher-tour et de l'abside.
1327
Première mention du recteur
Première mention du recteur 1327 (≈ 1327)
Première trace écrite concernant l'église.
Début du XVIe siècle
Décor peint
Décor peint Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Réalisation d'un décor peint, incluant une grande peinture murale du Jugement dernier.
1700
État de délabrement
État de délabrement 1700 (≈ 1700)
L'église était dans un état tel qu'aucun office ne pouvait s'y tenir.
1835
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle 1835 (≈ 1835)
Agrandissement de la chapelle sud vers l'est par les religieuses du couvent voisin.
1872
Restauration majeure
Restauration majeure 1872 (≈ 1872)
Reconstruction des voûtes en brique, ajout d'une chapelle au nord et abaissement du sol de la nef.
20 octobre 1923
Classement historique
Classement historique 20 octobre 1923 (≈ 1923)
Les parties romanes de l'édifice sont classées au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Parties romanes : classement par arrêté du 20 octobre 1923
Origine et histoire de l'Église Sainte-Croix
L'église Sainte-Croix du Bouyssou, située au Bouyssou dans le département du Lot, est un édifice à nef unique qui s'achève à l'est par une abside en hémicycle voûtée en cul-de-four. La nef comprend deux travées : la première était voûtée en berceau ; la seconde, de plan carré, était primitivement couverte par une coupole sur pendentifs et surmontée d'un clocher, mais cette coupole a été démolie et remplacée par un plafond moderne. La travée centrale est flanquée à gauche d'une chapelle couverte d'une voûte d'arête. Tous les chapiteaux de l'église sont historiés. Le chevet présente deux types de maçonnerie : un parement en moellons grossièrement équarris, vestige d'un édifice plus ancien, et un chevet ultérieur en moyen appareil de grès. Ce premier bâtiment, peut‑être du XIe siècle, a servi de base à la construction qui a pu être menée au XIIe siècle ; la nef et le clocher-tour datent de cette campagne, comme l'attestent l'homogénéité de la mise en œuvre, des trous de boulins et des ouvertures. La première mention connue du recteur remonte à 1327 ; aucun document antérieur à 1700 n'éclaire l'histoire de l'édifice, et à cette date l'église était dans un état tel qu'aucun office ne pouvait s'y tenir. En 1835, les religieuses du couvent voisin obtinrent l'autorisation d'agrandir la chapelle sud vers l'est et d'ouvrir directement sur le sanctuaire. Le devis de 1872 précise que la nef et l'abside avaient été couverts par un plancher remplaçant les voûtes en pierre de taille, lesquelles furent reconstruites en brique sur les naissances encore existantes ; une chapelle fut ajoutée au nord et le sol de la nef abaissé pour retrouver les bases des colonnes. Un décor peint, dont une grande peinture murale du Jugement dernier sur le mur occidental, a été réalisé au début du XVIe siècle et est attribué à un atelier itinérant ayant travaillé également à Soulomès et Lunegarde. Les parties romanes de l'édifice sont classées au titre des monuments historiques depuis le 20 octobre 1923.