Construction de l'église 1879-1881 (≈ 1880)
Dirigée par Casimir Truchy, financée par la comtesse de Finfe.
1932-1938
Création des vitraux originaux
Création des vitraux originaux 1932-1938 (≈ 1935)
Réalisés par Auguste Labouret après la Première Guerre.
décembre 1944
Destruction partielle des vitraux
Destruction partielle des vitraux décembre 1944 (≈ 1944)
Lors de la Seconde Guerre mondiale.
1956-1957
Restauration des vitraux
Restauration des vitraux 1956-1957 (≈ 1957)
Nouveaux vitraux par Auguste Labouret.
29 juillet 2005
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 29 juillet 2005 (≈ 2005)
Protection de l'église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. CO 143) : inscription par arrêté du 29 juillet 2005
Personnages clés
Comtesse de Finfe - Mécène
Finança la construction via un legs.
Casimir Truchy - Architecte-voyer
Conçut l'église en style romano-byzantin.
Auguste Labouret - Maître verrier
Créa les vitraux en 1932-1938 et 1956-1957.
Origine et histoire
L'église Sainte-Eugénie, située au cœur du quartier de la gare de Soissons, doit son existence au legs de la comtesse de Finfe. Ce don, destiné à financer une fontaine, deux écoles primaires et l'église elle-même, a permis le lancement des travaux en 1879 sous la direction de l'architecte-voyer Casimir Truchy. Contrairement au style néo-gothique alors en vogue, Truchy opta pour un style romano-byzantin, s'inspirant notamment de la cathédrale Sainte-Marie-Majeure de Marseille. Les travaux s'achèvent en 1881, marquant la naissance d'un édifice unique dans le paysage architectural local.
L'église a subi des dommages significatifs lors des deux guerres mondiales, nécessitant des restaurations à l'identique après chaque conflit. Les destructions de la Première Guerre mondiale ont ouvert la voie à la création d'un ensemble de verrières figurées entre 1932 et 1938, réalisées par le maître verrier Auguste Labouret. Ces vitraux, innovants par leur technique mêlant dalles de verre retaillées et réseau de ciment, furent partiellement détruits en décembre 1944. Ils furent remplacés en 1956 et 1957 par de nouvelles œuvres du même artiste, contribuant à la renommée de l'édifice.
Classée Monument Historique par arrêté du 29 juillet 2005, l'église Sainte-Eugénie est aujourd'hui protégée pour la qualité exceptionnelle de ses vitraux et son architecture représentative de l'éclectisme de la seconde moitié du XIXe siècle. L'édifice, propriété de la commune de Soissons, témoigne à la fois de la générosité de sa mécène, la comtesse de Finfe, et du savoir-faire des artisans qui ont œuvré à sa construction et à ses restaurations successives.
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