Frise chronologique
fin XIe siècle
Construction partie romane
Construction partie romane
fin XIe siècle (≈ 1195)
Chœur, déambulatoire et chapelles rayonnantes édifiés.
1530
Agrandissement par Georges d'Armagnac
Agrandissement par Georges d'Armagnac
1530 (≈ 1530)
Évêque de Rodez juge l'église trop petite.
1586
Incendie pendant les guerres de Religion
Incendie pendant les guerres de Religion
1586 (≈ 1586)
Dégradations causées par les huguenots.
début XVIe siècle
Reconstruction des travées ouest
Reconstruction des travées ouest
début XVIe siècle (≈ 1604)
Style gothique après incendie, voûtes romanes conservées.
10 septembre 1923
Classement monument historique
Classement monument historique
10 septembre 1923 (≈ 1923)
Protection officielle de l'édifice entier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 10 septembre 1923
Personnages clés
| Georges d'Armagnac - Cardinal et évêque de Rodez |
Ordonne l'agrandissement en 1530. |
| Deusdedit - Évêque (début Xe siècle) |
Consacre la pierre d'autel vers 920. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Eulalie de Sainte-Eulalie-d'Olt, située dans le nord-est de l'Aveyron en Occitanie, est un édifice religieux marqué par deux périodes architecturales distinctes. Sa partie orientale, datant de la fin du XIe siècle, comprend le chœur voûté en cul-de-four, un déambulatoire couvert d'un berceau, trois chapelles rayonnantes et la dernière travée de la nef supportant le clocher. Ces éléments, de style roman languedocien, témoignent d'une construction médiévale robuste, renforcée par des colonnettes monolithes aux chapiteaux sculptés et une galerie de défense percée de meurtrières, probablement ajoutée durant la période anglaise.
Au XVIe siècle, l'église subit des transformations majeures après un incendie attribuable aux guerres de Religion en 1586. Les deux premières travées de la nef et des bas-côtés, reconstruites au début de ce siècle, adoptent un style gothique, tandis que le portail ouest, surmonté d'un tympan abritant une Vierge à l'Enfant, intègre des blasons, dont celui du cardinal Georges d'Armagnac, évêque de Rodez. Ce prélat, jugeant l'édifice trop exigu en 1530, en ordonne l'agrandissement. Le voûtement en berceau d'origine romane est cependant conservé lors de cette restauration, illustrant une continuité structurelle entre les deux époques.
Classée monument historique par arrêté du 10 septembre 1923, l'église abrite un mobilier remarquable, dont une cloche en bronze de 1725 et une croix de procession en argent des XVIIIe-XIXe siècles, toutes deux classées. Parmi ses trésors, on note une pierre d'autel du Xe siècle consacrée par l'évêque Deusdedit vers 920, ainsi que deux épines de la Sainte Couronne, objets d'une procession annuelle le deuxième dimanche de juillet. Ces éléments soulignent son rôle spirituel et patrimonial dans la communauté locale, depuis le Moyen Âge jusqu'à l'époque moderne.