Construction du chœur roman Fin du XIe siècle (≈ 1195)
Édification du chœur roman avec cul-de-four, déambulatoire et chapelles rayonnantes.
XIIe siècle
Construction du clocher
Construction du clocher XIIe siècle (≈ 1250)
Ajout du clocher et conservation de la travée romane.
1530
Agrandissement de l'église
Agrandissement de l'église 1530 (≈ 1530)
Agrandissement de l'église sous l'impulsion du cardinal Georges d'Armagnac.
Début du XVIe siècle
Reconstruction après incendie
Reconstruction après incendie Début du XVIe siècle (≈ 1604)
Remaniement des travées occidentales et des bas-côtés après un incendie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 10 septembre 1923
Personnages clés
Cardinal Georges d'Armagnac
Évêque de Rodez qui fit agrandir l'église en 1530.
Évêque Deusdedit
Consacra une pierre d'autel vers l'an 920.
Origine et histoire de l'Église Sainte-Eulalie
L'église Sainte-Eulalie de Sainte-Eulalie-d'Olt se situe au cœur du village, dans le quart nord-est du département de l'Aveyron, en région Occitanie. Elle est protégée au titre des monuments historiques, classée par arrêté du 10 septembre 1923. L'édifice relève de deux grandes périodes : une partie orientale romane et des travées occidentales remaniées au début du XVIe siècle. Le chœur roman, sans doute de la fin du XIe siècle, présente un cul-de-four, un déambulatoire voûté en berceau et trois chapelles rayonnantes ; la sacristie et la dernière travée de la nef, qui porte le clocher, appartiennent aussi à cette phase. Les deux premières travées de la nef et les bas-côtés datent du début du XVIe siècle, reflet d'une reconstruction après un incendie probablement lié aux guerres de Religion. Le clocher remonte au XIIe siècle. Le chevet conserve des colonnettes monolithes aux chapiteaux sobrement sculptés ; la partie basse du rond-point est à sept pans reposant sur six colonnes, et une zone pentagonale décorée d'arcatures séparée du cul-de-four relie ces éléments. Le déambulatoire a été exhaussé par une galerie de défense, probablement réalisée à l'époque de l'occupation anglaise, éclairée par des meurtrières ; un triforium percé de meurtrières surmonte cet ensemble. L'édifice associe le roman languedocien du chœur et de la travée qui lui est attachée au gothique des deux travées occidentales de la nef et du portail. La façade ouest s'ouvre par un portail du XVIe siècle surmonté d'un tympan abritant une Vierge à l'Enfant ; au-dessus figurent deux blasons, dont celui du cardinal Georges d'Armagnac, évêque de Rodez, qui fit agrandir l'église en 1530. La nef, longue de trois travées et flanquée de collatéraux, est couverte par un berceau dont le voûtement roman a pu être conservé lors de la restauration du XVIe siècle. Le rond-point et le déambulatoire donnent accès aux chapelles contenant les tombeaux des prêtres de Sainte-Eulalie et des seigneurs de Curières. Parmi les éléments remarquables du chevet figurent les chapiteaux, les modillons et la corniche supportant la toiture. Le mobilier comprend deux objets classés : une cloche en bronze datée de 1725 (classée en 1944) et une croix de procession en argent des XVIIIe–XIXe siècles (classée en 1990). On y trouve également une pierre d'autel du Xe siècle, consacrée vers l'an 920 par l'évêque Deusdedit, une statue polychrome de sainte Eulalie, un retable, les fonts baptismaux et deux épines de la Sainte Couronne, l'une des reliques que l'on porte en procession chaque année le deuxième dimanche de juillet. Parmi les parties à observer figurent la façade occidentale, le portail, le chœur, le chevet, ainsi que les chapiteaux et modillons du chevet.