Frise chronologique
vers 1079
Rattachement à Saint-Victor de Marseille
Rattachement à Saint-Victor de Marseille
vers 1079 (≈ 1079)
Donation du prieuré par Rodez
1120
Confirmation de la donation
Confirmation de la donation
1120 (≈ 1120)
Par l’évêque Adhémar de Marseille
1140
Transfert au chapitre de Rodez
Transfert au chapitre de Rodez
1140 (≈ 1140)
Conflit avec les moines marseillais
1162
Bulle papale d’Alexandre III
Bulle papale d’Alexandre III
1162 (≈ 1162)
Validation de la possession par Rodez
XIIe siècle
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
XIIe siècle (≈ 1250)
Remplacement édifice du XIe siècle
XIVe siècle
Ajout de l’étage supérieur
Ajout de l’étage supérieur
XIVe siècle (≈ 1450)
Modification du clocher
XVe-XVIe siècles
Ajout de cinq chapelles
Ajout de cinq chapelles
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Côté sud de la nef
XVIIe siècle
Renforts structurels
Renforts structurels
XVIIe siècle (≈ 1750)
Arcs-boutants et contreforts
1817
Construction de l’avant-porche
Construction de l’avant-porche
1817 (≈ 1817)
Modification de la façade
1874-1875
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1874-1875 (≈ 1875)
Extension du bâtiment
31 août 1920
Classement monument historique
Classement monument historique
31 août 1920 (≈ 1920)
Protection officielle
1946-1970
Restaurations majeures
Restaurations majeures
1946-1970 (≈ 1958)
Travaux intérieurs et extérieurs
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Fauste : classement par arrêté du 31 août 1920
Personnages clés
| Adhémar - Évêque de Marseille |
Confirma la donation en 1120 |
| Alexandre III - Pape (1159–1181) |
Valida la possession par Rodez |
| Moines de Saint-Victor - Communauté religieuse |
Opposés au transfert à Rodez |
| Chapitre de Rodez - Institution ecclésiastique |
Propriétaire à partir de 1140 |
Origine et histoire
L’église Sainte-Fauste de Bozouls, dédiée à sainte Fauste, est une église catholique romane située dans le département de l’Aveyron, sur les bords du Dourdou. Son origine exacte reste inconnue, mais elle fut initialement rattachée à l’abbaye Saint-Amans de Rodez avant d’être cédée à l’abbaye Saint-Victor de Marseille vers 1079. Cette donation, confirmée en 1120, fut contestée en 1140 lorsque le prieuré passa sous le contrôle du chapitre de la cathédrale de Rodez, malgré l’opposition des moines marseillais. Une bulle papale d’Alexandre III en 1162 entérina définitivement cette possession.
L’édifice actuel, construit au XIIe siècle, remplace une église antérieure du XIe siècle, dont quelques vestiges subsistent. Son clocher, partiellement remanié au XIVe siècle, domine une nef renforcée par des arcs-boutants ajoutés au XVIIe siècle pour stabiliser la structure, fragilisée par l’ajout de cinq chapelles latérales aux XVe et XVIe siècles. Ces modifications successives inclurent aussi le remplacement de la toiture en lauze par de l’ardoise, ainsi que le renforcement des contreforts nord et du chevet. Une tourelle d’escalier fut greffée au nord, et la chapelle haute du massif fut divisée par un mur.
Au XVIIIe siècle, deux contreforts vinrent consolider la façade ouest du clocher, suivis en 1817 par la construction d’un avant-porche et, en 1874-1875, d’une sacristie. Classée monument historique en 1920, l’église bénéficia de restaurations majeures au XXe siècle : décrépissage intérieur et réfection des enduits en 1946-1947, réparation des charpentes et de la couverture en 1970, et reprise des maçonneries en 1980. Son architecture mêle ainsi éléments romans originels et adaptations ultérieures, témoignant de son évolution au fil des siècles.
L’intérieur se distingue par ses chapiteaux sculptés, tandis que l’extérieur révèle une abside à déambulatoire et des chapelles rayonnantes intégrées dans une masse polygonale. Ces caractéristiques, combinées à son histoire mouvementée entre abbayes et chapitre cathédral, en font un exemple remarquable du patrimoine religieux médiéval rouergat.