Frise chronologique
1313
Première mention hospitalière
Première mention hospitalière
1313 (≈ 1313)
Commanderie citée comme propriété des Hospitaliers.
1317
Occupation anglaise
Occupation anglaise
1317 (≈ 1317)
Les Anglais installent une garnison.
1327
Reprise par les Hospitaliers
Reprise par les Hospitaliers
1327 (≈ 1327)
Autorisation royale de fortifier le site.
1347
Destruction du château
Destruction du château
1347 (≈ 1347)
Prise par les Français pendant la guerre de Cent Ans.
XVe siècle
Ajout de la chapelle latérale
Ajout de la chapelle latérale
XVe siècle (≈ 1550)
Extension sud de l’église.
1965
Début des restaurations
Début des restaurations
1965 (≈ 1965)
Campagne menée par des bénévoles locaux.
5 juin 1973
Classement monument historique
Classement monument historique
5 juin 1973 (≈ 1973)
Inscription à l’inventaire des MH.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Foy-de-Jérusalem (ancienne) (cad. A 179) : inscription par arrêté du 5 juin 1973
Personnages clés
| Georges Tholin - Historien local |
A étudié son architecture et ses origines. |
| Docteur Chapeyrou - Président du Comité de protection |
Initiateur des restaurations en 1965. |
| Commandeur de Sauvagnas - Responsable hospitalier |
Autorisa la reprise du site en 1327. |
Origine et histoire
L’église Sainte-Foy-de-Jérusalem de Pont-du-Casse, édifiée entre le XIIe et le XVe siècle, est une ancienne commanderie dont les origines restent obscures. Certains historiens, comme Georges Tholin, suggèrent une fondation par les Templiers, mais son appartenance aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem est attestée dès 1313, avant même la dévolution officielle des biens templiers en 1318. Cette commanderie, dépendante de celle de Sauvagnas, possédait des terres sur plusieurs paroisses environnantes, dont Artigues et Sainte-Gemme.
Pendant la guerre de Cent Ans, le site joua un rôle stratégique : occupé par les Anglais en 1317, il servit de base militaire pour contrôler les abords d’Agen. En 1327, les Hospitaliers, autorisés par le roi de France, reprirent la commanderie et la fortifièrent, sous condition de rester sous suzeraineté française. Le château fut finalement détruit vers 1347 lors des combats entre Français et Anglais. Les cadastres des XVIIe et XVIIIe siècles confirment l’intégration de la paroisse de Sainte-Foy à la juridiction d’Agen.
L’église actuelle conserve des éléments romans, comme une abside plus étroite que la nef, typique des oratoires mérovingiens ou carolingiens. Une chapelle latérale fut ajoutée au XVe siècle, tandis que des modillons sculptés ornent le sanctuaire. Après des siècles de déclin, l’édifice, en ruine au XXe siècle, fut restauré à partir de 1965 par des bénévoles locaux. La charpente et le clocher-mur furent réparés en 1974 et 2000. Classée monument historique en 1973, l’église illustre aujourd’hui l’héritage des ordres militaires et religieux en Aquitaine.
La prospérité de la commanderie au XVIe siècle est attestée par ses 54 familles de tenanciers et ses vignobles réputés, dont les plants étaient exportés vers d’autres domaines hospitaliers. Les conflits avec la ville d’Agen, notamment sur les droits fiscaux, marquèrent son histoire médiévale. Les vitraux modernes et la toiture en tuile canal, remplaçant un ancien berceau, témoignent des adaptations contemporaines.
Les sources, dont les travaux de Georges Tholin et d’Antoine Du Bourg, soulignent son rôle dans l’architecture religieuse agenaise. Les archives mentionnent aussi son inscription dans les réseaux de commanderies gasconnes, entre influence templière et hospitalière, avant son intégration définitive au patrimoine communal.