Frise chronologique
1597
Consécration du maître-autel
Consécration du maître-autel
1597 (≈ 1597)
Par l'évêque Nicolas de Villars.
avant 1600
Agrandissement
Agrandissement
avant 1600 (≈ 1600)
Ajout de deux chapelles latérales.
début XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XVIe siècle (≈ 1604)
Édifice bâti en croix latine.
1758
Redécouverte de l'authentique des reliques
Redécouverte de l'authentique des reliques
1758 (≈ 1758)
Document attestant la consécration.
1795-1821
Réaffectation temporaire
Réaffectation temporaire
1795-1821 (≈ 1808)
Usage non précisé avant grange.
XIXe siècle (fin)
Redécouverte des peintures
Redécouverte des peintures
XIXe siècle (fin) (≈ 1899)
Par le curé Gerbeau.
1903
Classement monument historique
Classement monument historique
1903 (≈ 1903)
Protection de l'édifice.
années 1960
Valorisation culturelle
Valorisation culturelle
années 1960 (≈ 1960)
Expositions des peintures murales.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Foy : classement par arrêté du 20 mars 1903
Personnages clés
| Nicolas de Villars - Évêque d'Agen |
Consacre le maître-autel en 1597. |
| Curé Gerbeau - Curé de Pujols (XIXe siècle) |
Dégage les peintures murales cachées. |
Origine et histoire
L'église Sainte-Foy-la-Jeune, située à Pujols (Lot-et-Garonne), a été construite au début du XVIe siècle selon un plan en croix latine, puis agrandie avant 1600 par deux chapelles latérales. Son maître-autel fut consacré en 1597 par l'évêque d'Agen Nicolas de Villars, comme l'atteste un document de 1758. Vendue pendant la Révolution, elle servit de grange après 1821, avant d'être classée monument historique en 1903. Depuis les années 1960, une association valorise ses peintures murales, redécouvertes à la fin du XIXe siècle par le curé Gerbeau.
Les peintures murales, exécutées al seco (sur fond sec) dès l'origine de l'église, visaient à éduquer les fidèles illettrés. Leur palette sobre (brun-rouge, jaune pâle, gris) illustre des scènes bibliques : un arbre de Jessé, l'Assomption de Marie, le martyre de sainte Foy, et un Christ en croix entouré de saints Martin et Georges. Cachées sous du plâtre après le concile de Trente (XVIe siècle), elles furent dégagées par le curé Gerbeau, révélant un patrimoine iconographique rare.
L'architecture reflète le gothique tardif : nef lambrissée, chevet pentagonal voûté d'ogives, et clocher en pignon percée d'arcades. Les moulures prismatiques des arcs et les contreforts extérieurs marquent cette transition stylistique. Après sa désacralisation, l'édifice fut sauvé de la ruine par son classement, puis par son réinvestissement culturel. Aujourd'hui, il témoigne à la fois de la piété médiévale et des bouleversements révolutionnaires.
Le site conserve aussi des traces de son usage profane : traces de modifications liées à son rôle de grange au XIXe siècle. Les peintures, bien que partiellement effacées (comme la scène du martyre de saint André), restent un exemple remarquable de l'art religieux pédagogique de la Renaissance. Leur technique — détrempe sur lait de chaux — et leur iconographie reflètent les préoccupations pastorales de l'Église post-tridentine.