Consécration du maître-autel 1597 (≈ 1597)
Consécration par l'évêque d'Agen Nicolas de Villars.
Première moitié du XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Édification de l'église selon un plan en croix latine.
Fin du XVIe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles Fin du XVIe siècle (≈ 1695)
Construction des deux chapelles latérales.
1903
Classement historique
Classement historique 1903 (≈ 1903)
L'église est classée au titre des monuments historiques.
Fin du XIXe siècle
Redécouverte des peintures
Redécouverte des peintures Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Dégagement des peintures murales par le curé Gerbeau.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Sainte-Foy : classement par arrêté du 20 mars 1903
Personnages clés
Nicolas de Villars
Évêque d'Agen ayant consacré le maître-autel en 1597.
Curé Gerbeau
Curé ayant redécouvert et dégagé les peintures murales à la fin du XIXe siècle.
Abbé Gerbeau
Abbé ayant interprété les peintures murales.
Origine et histoire de l'Église Sainte-Foy
L'église Sainte-Foy-la-Jeune, située à Pujols (Lot‑et‑Garonne), est un édifice de la première moitié du XVIe siècle bâti selon un plan en croix latine. La nef lambrissée se termine par un chevet pentagonal et est bordée de part et d'autre par deux chapelles ajoutées avant la fin du même siècle. À l'ouest, un mur de clôture, en retrait d'une petite travée, est surmonté d'un pignon qui s'amortit horizontalement et comporte une rangée d'arcades servant de clocher. Les moulures prismatiques des arcs de voûte, leur pénétration dans les supports, les contre-courbes des trilobes qui remplissent le haut des fenêtres et l'application des contreforts aux angles extérieurs caractérisent la dernière période gothique. Des peintures murales ornent le sanctuaire et la chapelle des fonts baptismaux ; elles sont exécutées à la détrempe sur un fond de lait de chaux. Un arbre de Jessé occupe tout le mur ouest de la chapelle baptismale : le patriarche sert de racine, les rameaux portent les patriarches et des phylactères donnent les noms des rois issus du patriarche, tandis que la Vierge, seule en pied, tient l'Enfant Jésus au sommet. Sur le mur en vis-à-vis est représentée une Assomption entourée d'anges, et deux autres scènes, aujourd'hui effacées, incluent le martyre de saint André. Le mur du chevet porte un Christ entouré de saints. Les peintures, dites al seco, datent de l'origine de l'église et semblent avoir eu une fonction d'enseignement pour une population populaire ; la palette utilise des tons brun‑rouge, jaune pâle et des nuances dégradées du noir au gris. Après que le concile de Trente recommanda de voiler ces images par du plâtre, elles furent redécouvertes et dégagées à la fin du XIXe siècle par le curé Gerbeau. Dans la chapelle de gauche, la scène du Jessé et, sur le mur opposé, l'Assomption sont encore lisibles ; sur le mur du fond, saint Blaise est figuré mis en croix et entouré de bourreaux, tandis qu'à droite de la fenêtre apparaissent une enceinte à six tours et une figure qui fit penser à l'abbé Gerbeau au martyre de sainte Foy. Dans le chœur pentagonal, quatre faces seulement sont peintes ; sur la paroi gauche, le Christ en croix est encadré de deux saints, saint Martin partageant son manteau et saint Georges à cheval luttant contre un démon. Le maître-autel a été consacré en 1597 par l'évêque d'Agen Nicolas de Villars ; l'authentique des reliques a été retrouvé en 1758. L'église fut vendue à la Révolution, réaffectée entre 1795 et 1821, puis utilisée comme grange. Depuis les années 1960, une association organise des expositions pour mettre en valeur les peintures murales. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1903.